Dinim/Lois

Dinim/Lois

 

DINIM/LOIS  
   1 – Chacun se lèvera tôt le vendredi matin pour préparer le Chabbat, et même si un homme possède de nombreux serviteurs, il préparera lui aussi le Chabbat, et ne devra pas dire « ce n’est pas mon honneur », car l’honneur d’un homme est d’honorer le Chabbat. (Maran 250, 1)2 – Quand on achète un aliment ou un vêtement pour le Chabbat, il est bon de dire « likvod Chabbat » en l’honneur du Chabbat. (Kaf hahaïm 2, Michna béroura 2)3 – On mangera peu vendredi après midi afin de manger avec appétit le vendredi soir. (Maran 249, 2)4 – Il est permis de commencer un travail avant Chabbat qui se poursuivra et se terminera de lui-même le Chabbat ( par ex. mettre en marche un système d’arrosage dans son jardin) (Maran 252, 1 et 5).5 – Il est bon d’avoir un habit du Chabbat, à défaut on prendra un habit propre et repassé. L’on mettra cet habit depuis vendredi soir et non à partir du samedi matin. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir des chaussures spécifiques, mais il serait bon de les cirer avant Chabbat (Maran 252, 2. Kaf hahaïm 31. Resp Yéhavé daat V, 23)6 – C’est une obligation de se laver le corps et les cheveux en l’honneur du Chabbat et de se couper les ongles. Selon les kabbalistes il est bon de se tremper au mikvé ou bain rituel. (Maran 260, 1. Rama. Ben ich Haï lekh lekha 15)7 – On dresse une belle nappe, on arrange les lits et l’on met en ordre toute la maison, afin de la trouver rangée en entrant de la synagogue après l’office du vendredi soir.
(Maran 262, 1)8 – Une personne dans les sept jours de deuil, se revêtira de ses habits du Chabbat, car le Chabbat suspend toutes les règles de deuil à caractère public. (Kaf hahaïm 27)  
     L’allumage d’une veilleuse dans le foyer pour le Chabbat est une obligation qui incombe à l’homme ou la femme mais qui traditionnellement revient à la maîtresse de maison. La coutume s’est répandue d’allumer deux bougies ou deux veilleuses en référence aux « souviens-toi » et « garde », exprimés à propos du Chabbat. (Rambam Chabbat V,1 et 3. Maran 263, 1)On s’efforcera d’allumer des veilleuses trempées dans l’huile d’olive, à défaut dans une autre huile. En absence d’huile, on allumera des bougies, à défaut on pourra prendre des lampes électriques. (Maran 264, 6 et 7. Kaf hahaïm 36. Resp. Yéhavé Daat V, 24).Les Séfarades récitent la bénédiction avant d’allumer les flammes, les Ashkénazes bénissent après, et chacun suivra sa coutume dans la paix. (Resp. Yabia Omer V, 21)Une femme aveugle peut allumer les bougies du Chabbat avec la bénédiction. (Ben ich Haï Noah 12)De même que l’on allume des bougies pour Chabbat, on en allumera pour les fêtes instituées par la Torah (yom tov) (Maran 263, 5)     1 – On récitera la prière du vendredi soir le plus tôt possible afin de profiter pleinement du Chabbat, et l’on peut commencer alors qu’il fait jour 1h1/4 avant la nuit en heure saisonnière (plag ha minha) et manger de suite après l’office. (Maran 267, 2)2 – On récite la première partie du Kiddouch à l’office du vendredi soir, qui correspondent aux premiers versets de Genèse II. (Maran 268,1)3 – Si quelqu’un a commencé à réciter la amida de la semaine au lieu de celle du Chabbath, il terminera la bénédiction qu’il a commencée, puis il reprendra celle du Chabbat. Cette règle est valable pour le vendredi soir ou la journée du samedi. Par contre pour le moussaf, il s’interrompra immédiatement. (Maran ibid. 2. KafHahaïm 9. Ben ich Haï Vayéra 8.)4 – Une personne qui aurait oublié de réciter minha du vendredi après-midi, récitera deux amidot (pluriel de amida) à l’office du vendredi soir. A posteriori, si le particulier a pensé s’acquitter par la bénédiction meïen chéva de l’officiant et que l’officiant lui-même ait pensé l’acquitter, alors, il sera quitte de son devoir religieux.(Resp. Yabia Omer VI, 19)
     1 – C’est un commandement positif de sanctifier (c’est-à-dire de distinguer) le jour du Chabbat par une proclamation comme il est dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ». Et selon nos maîtres cette proclamation doit se faire sur un verre de vin. (Rambam Chabbat 29,1. Maran 271,1)2 – Les femmes sont tenues de réciter le kiddouch et elles peuvent acquitter les hommes de ce devoir. (Maran 271, 2)3- Celui qui récite le kiddouch doit penser acquitter ceux qui l’écoutent et ceux qui écoutent doivent penser être acquittés par la bénédiction de l’officiant. (Michna béroura ibid. 5)4 – Avant de réciter le kiddouch, la table sera recouverte d’une nappe et dressée, et deux pains (en souvenir de la double ration de manne du désert) y seront posés et recouverts d’un napperon (souvenir de la rosée qui recouvrait la manne.) (Maran ibid. 9. Michna béroura.)5- Pour le kiddouch, on prendra un beau verre pouvant contenir 86 g de liquide, (à défaut un verre en plastique fera l’affaire) lavée et nettoyée pour la circonstance, puis on le remplira à ras bord (certains font un peu déborder en signe de bénédiction), on prendra le verre dans la main droite et on soulèvera la coupe à au moins une dizaine de centimètres de la table, puis l’officiant récitera le kiddouch debout avec la maisonnée. Après avoir bu une pleine bouche (env. 44 g), les participants pourront goûter un peu de ce vin. (Kol Sinaï.Resp. Igroth Moché III, 39)6 – Le kiddouch doit obligatoirement être récité à l’endroit où l’on mange, aussi le kiddouch récité par l’officiant dans certaines synagogues le vendredi soir n’est pas suffisant pour être acquitté de son devoir religieux. (Maran 273, 1 et 3)7 – On peut réciter le kiddouch pour des personnes qui ne savent pas le réciter, même si l’intention del’officiant n’est pas de manger sur place. (Kol Sinaï)8 – S’il n’y a pas de vin ou de jus de raisin kacher ou si on ne supporte pas le vin, on récitera le kiddouch sur le pain. On procédera ainsi : on se lavera les mains avec la bénédiction (nétilat yadaïm), on récitera le kiddouch, et au lieu de réciter la bénédiction sur le vin, on récitera celle du pain, puis on en mangera un morceau et on le distribuera aux convives. (Ben ich Haï Béréchith 28)
Du fait que l’on ne travaille pas, on a l’habitude de multiplier les cantiques durant l’office du Chabbat matin, mais on fera en sorte de terminer avant que le soleil ne soit au zénith (la sixième heure en heures saisonnières), car il est interdit de rester à jeun jusqu’à ce moment. (Rama 281, 1. Maran 288, 1 )
Après chaharit, on sort le sefer Torah et l’on fait monter 7 personnes minimum, mais l’on peut rajouter à ce nombre, à condition que cela ne soit pas une charge pour la communauté. (Maran 282, 1)On peut faire monter parmi les 7 appelés un enfant (avant 13 ans) qui a conscience qu’il prie l’Eternel, à plus forte raison qu’il peut lire la haftara. (Maran, ibid. 3. Resp Yéhavé daat IV, 23)Un particulier qui prie seul n’est pas obligé de lire la paracha dans un livre, mais il doit réciter le moussaf, car cette prière est une obligation de l’individu. (Maran 286,2)On peut faire le kiddouch avant le moussaf et manger des fruits ou quelques gâteaux, jusqu’à 56 grammes de farine. (Maran ibid. 3)Il est licite de prendre un thé ou un café sucré avant l’office, car l’obligation du kiddouch ne commence qu’après l’office de chaharith. (Resp. Yalkout yossef II, 12)
     A midi, la table sera dressée comme la veille et l’on récitera la bénédiction sur le vin ; c’est ce qu’on appelle le grand kiddouch. Et l’honneur offert au repas du jour sera supérieur à celui offert au repas du vendredi soir. (Maran 289, 1. Kaf haïm 3)Comme la veille, ce kiddouch devrait être récité à l’endroit ou l’on mange et l’on récitera la bénédiction sur deux pains. (Maran ibid.)On multipliera les plats et les petites collations en l’honneur du Chabbat, et aussi afin de pouvoir réciter les 100 bénédictions journalières obligatoires.
Le sommeil fait partie du délice du Chabbath. (Maran 290, 1 et Rama. Kaf hahaïm 7).On se consacrera davantage à l’étude de la Torah, car le Chabbat a été donné à Israël pour l’étude. (Maran ibid. Rama)
Avant la amida, on sort le sefer Torah et l’on appelle 3 personnes. On lira au minimum 10 versets de la paracha à venir. (Maran 292,1)Après la amida, on récitera le Tsikatékha qui contient trois proclamation de la justice divine, qui rappela vers Lui trois justes : Yossef, Moché et David. (Maran ibid. 2)Si Chabbat tombe un jour qui, s’il avait été de la semaine, aurait obligé à supprimer les supplications (tahanounim), alors on ne récitera pas le tsikatékha. (Ibid.)
     On sera vigilant d’accomplir le troisième repas du Chabbat (séouda chlichith), même en mangeant un peu de pain, ou à défaut quelques fruits. A priori, on fera le troisième repas après minha. (Maran 291,1 et 5. Kaf hahaïm 5, Michna béroura 2. Ben ich Haï Hayé Sara 14).On ne récite pas de kiddouch à la séouda chlichith, mais l’on récitera la bénédiction sur deux pains. ( Maran ibid. 4. Ben ich Haï Hayé Sara 11)Les femmes sont tenues d’accomplir les trois repas comme les hommes. (Maran ibid. 6)A priori, on commencera la séouda chlichith avant le coucher du soleil, au plus tard 13′ après son coucher. (Aroukh achoulkhan 299, 1. Michna béroura 1, Resp. Livian Hen)

On retarde l’office d’arvit du samedi soir, afin d’ajouter du profane à la sainteté de Chabbat. (Maran 273, 1)Dans la amida, on intercale le texte de la havdala et si l’on a oublié, on ne se reprendra pas, car l’essentiel est de réciter cette prière sur un verre de vin. Si on réalise un travail avant la havdala on dira : « baroukh hamavdil ben kodech léhol« , « Béni soit Celui qui sépare le saint du profane. » (Maran 274, 1. Michna béroura 3. Kaf hahaïm 6)La cérémonie de la havdala suit l’ordre suivant : vin, parfum, flammes, séparation. (Maran 296, 1)A défaut du vin on peut prendre une boisson locale (bière, boukha,…) (Maran ibid. 2)La havdala se récite assis. (Resp. Yéhavé Daat IV,26)Les femmes sont tenues de réciter la havdala, si elles ne savent pas réciter, le mari récitera pour la maisonnée. Dans ce cas, il vaut mieux penser ne pas être acquitté par la havdala faite à la synagogue (Resp. Yabia Omer IV, 23)

     On dressera la table pour le quatrième repas, afin d’accompagner la reine Chabbat, même si l’on ne doit manger que 28 g de pain (cazayit) (Maran 300,1)De la même que l’on honore le Chabbat à son entrée, on se doit de l’honorer à sa sortie. (Michna béroura 2)A priori, on mangera du pain au cours de ce repas, à défaut des gâteaux, voire des fruits. Cette obligation incombe aux hommes et aux femmes. (Ben ich Haï Vayetsé 27. Resp. Yéhavé Daat IV, 25)
     La parole du Chabbat sera différente de celle de la semaine, ainsi l’on ne parlera pas de ses affaires ou de ses projets professionnels – mais parler des affaires de la communautés est licite -. (Traité Chabbat 113a. Maran 307, 1. Michna béroura 2)Dans nos rencontres avec nos frères juifs, nous dirons Chabbat Chalom au lieu de bonjour ou bonsoir. (Kaf hahaïm 11)On ne lira pas de courrier à caractère professionnel ou des relevés bancaires, des plans de construction, des devis, etc. (Maran ibid. 13 et 14)
A priori, on ne se lavera pas tout le corps à l’eau chaude durant le Chabbat, même avec une eau chauffée avant Chabbat, mais l’on pourra se laver les membres (tête, bras, etc.). Mais si on a l’habitude d’une douche quotidienne, et que sans elle on ne se sente pas bien, on pourra prendre une douche avec une eau préchauffée avant Chabbat. (Maran 326, 1. Rama. Chmirat Chabbat XIV, 1. Resp. Igrot Moché IV, 75)Les Séfarades sont plus souples en ce qui concerne l’utilisation du savon, les Ashkénazes n’utilisent que le savon liquide. (Resp. Yabia Omer IV, 28)On peut utiliser une serviette pour s’essuyer les membres du corps en faisant attention de ne pas arracher de cheveux ou de poils. (Ben ich Haï Pékoudé 8)Il est licite de se brosser les dents le Chabbat, comme on a l’habitude en semaine, si on a l’habitude de saigner, on fera attention ou l’on prendra une brosse souple. (Resp. Yabia Omer iv, 30)On peut utiliser des serviettes en papier Chabbat, même si on risque de les déchirer.On n’étendra pas de linge à sécher, mais si à l’endroit où l’on pose d’habitude une serviette, elle sèche, c’est permis. (Maran 301, 45. Michna béroura 170)Il est interdit pour une femme pendant Chabbat de mettre des crèmes pour colorer le visage, de farder ses yeux ou de mettre du rouge aux lèvres. (Maran 303, 25)
Il lui est permis par contre de poser de la poudre de couleur sur son visage, car la poudre ne tient pas. (Resp. Yéhavé Daat IV,28).
Elle ne mettra pas de crème pour maintenir la beauté de la peau. (Chmirat Chabbat ibid. 60).
Il est interdit de mettre du manucure, même transparent, sur les ongles. (Chmirat Chabbat ibid. 57)Il est licite d’utiliser un parfum ou un déodorant sur la peau, mais non sur un vêtement. De même on peut utiliser des sprays pour parfumer l’appartement (Resp. Yabia Omer VI, 25 et 36)Il est permis de porter des lunettes qui s’assombrissent automatiquement avec la lumière solaire. (ibid. II, 47)
On peut laver la vaisselle à condition qu’elle resserve pour le Chabbat, c’est la raison pour laquelle on ne lave pas la vaisselle après souda chlichith, mais on attend la fin du Chabbat. (Maran 323, 6. Kaf hahaïm 42)Pour éviter que la vaisselle ne soit recouverte par les fourmis, les mouches, etc., on peut la tremper dans l’eau, on peut également procéder ainsi pour faciliter le lavage après Chabbat. (Chémirat Chabbat XII, 2 et 3)On n’utilisera pas d’éponge pendant le lavage, mais des crins synthétiques avec des fibres espacées (ibib.)

 

Divorce

Divorce

 

Le lien sacré du mariage et le divorce
    Les éléments qui composent le cérémonial du mariage religieux n’ont pas tous la même importance. Certains n’ont du rite que l’apparence et tiennent plutôt du phénomène de mode. D’autres ont pour origine la coutume ; d’autres enfin constituent l’essence même du mariage.
Parmi ces derniers, le plus important est la remise par le fiancé à la fiancée de l’anneau nuptial : le fiancé prononce en hébreu la formule  » Te voici consacrée a moi par cet anneau, conformément à la Loi de Moise et d’Israël « , puis, immédiatement, il passe l’alliance a l’index de la main droite de sa fiancée.
Cette consécration – en hébreu Quiddouchine – est ainsi appelée car elle instaure entre les époux un lien extrêmement puissant, dont la profanation constitue un crime aussi grave que celle d’une offrande consacrée à Dieu.
Cependant, la Tora a prévu une modalité de dissolution de ce lien, autre que le décès de l’un des conjoints : c’est la procédure de divorce religieux. Elle consiste en la remise devant témoins et devant un tribunal rabbinique, par le mari aux mains de son épouse, d’un document préalablement écrit et signé sur ses instructions, et dans lequel il déclare divorcer de sa femme – le Guett.
Les deux procédures sont donc parallèles : pour le mariage, le fiancé remet a la fiancée une alliance ; pour le divorce, le mari remet a l’épouse un Guett.
(Contrairement à certaine idée reçue, le cérémonial du divorce religieux ne présente d’ailleurs aucunement un caractère traumatisant ou humiliant pour les conjoints).
Il est clair, par contre, que le divorce civil n’a aucune influence sur le lien établi religieusement, de même que le divorce religieux n’a aucune valeur au plan civil : à mariage civil divorce civil, à mariage religieux divorce religieux.
Lorsque malheureusement un couple décide de divorcer, on ne saurait trop lui conseiller de mener de front les démarches au plan civil et celles au plan religieux ; le Beth Din de Paris se tient à sa disposition pour que les choses se passent de la meilleure façon possible.
Au moment où deux personnes décident de s’unir devant Dieu, elles n’envisagent certes pas de divorcer. Mais il importe qu’elles prennent conscience des enjeux, ainsi que de la conception du mariage tel qu’il est institué dans la Tora, et qui représente la forme idéale de l’union maritale, le vecteur optimal du bonheur conjugal.
Texte rédigé par le Grand Rabbin M. GUGENHElM
LE DIVORCE, INFORMATIONS PRATIQUES :
Les services du Beth Din exigent au préalable le jugement du Tribunal de Grande Instance ayant prononcé le divorce civil entre les parties.
Pour que le guett (divorce religieux) soit délivré, il faut produire :
   1. Les pièces justificatives des deux époux
   2. Le livret de famille
   3. La ketouba (acte de mariage religieux)
   4. Deux photos d’identité.
Il est rappelé que seul le divorce religieux met fin au mariage.

 

LE MARIAGE

Le mariage

 

LE MARIAGE …  Pour le judaïsme, le mariage est un acte religieux de sanctification (kiddouchin) et d’élévation (nissouhin).
Devant l’Eternel et la communauté d’Israël, un homme et une femme acceptent de vivre ensemble dans l’amour et le respect mutuel, et de transmettre à leur descendance les valeurs traditionnelles. Le couple est alors comparé à un autel de sainteté.
Selon la Torah, trois devoirs incombent au mari : nourrir et vêtir sa femme, et la satisfaire sexuellement.
Les deux premiers devoirs se comprennent dans une société patriarcale où la femme ne travaillait pas ; quant au dernier point, il participe de l’équilibre psychologique des conjoints.
La cérémonie du mariage religieux ne sera possible qu’après avoir accompli son devoir civique de mariage à la mairie, selon le principe talmudique la loi du pays est la loi.
Avant le mariage, la fiancée se sera rendue dans un bain rituel ou mikvé. La cérémonie se déroule en général dans une synagogue, mais des dérogations peuvent être obtenues pour une célébration à l’extérieur. Au-dessus des mariés, un dais nuptial (houppa) symbolise le nouveau toit familial. Au cours de l’événement, le rabbin lit l’acte de mariage (kétouba) et l’officiant récite sept bénédictions pour le bonheur du couple. A la fin, le marié brise un verre rappelant que la joie ne peut être complète sans celle de Jérusalem reconstruite avec le Temple.
Convergence entre les valeurs de la République qui fait du mariage une « institution » et celles de la Tora qui considère celui-ci comme « Mikdach méat », un peu du Temple de Jérusalem, et « Binian Adei ad », une construction éternelle, l’union de deux êtres « selon la Loi de Moïse et d’Israël » est l’un des piliers de la vie juive.
Le Mariage doit donner lieu à une préparation minutieuse et une vérification non moins scrupuleuse du « statut personnel » au regard de la loi juive de chacun des deux candidats au mariage. Dès que le choix de la synagogue et de la date seront faits, les futurs mariés contacteront le service des mariages pour prendre une option et retirer un dossier comprenant tous les renseignements relatifs à la cérémonie religieuse.

LE MARIAGE SELON LA TRADITION JUIVE
 
La cérémonie se déroule sous une Houppa (dais) qui, dit le Talmud, indique l’entrée volontaire de la fiancée dans l’état de mariage. Sous le dais, la fiancée rencontre son fiancé en compagnie de ses parents ou de personnes qui les représentent.La cérémonie comprend deux parties :
– La première partie consiste en la « bénédiction des fiançailles » récitée au-dessus d’une coupe de vin. On loue Dieu d’avoir institué le mariage.
Suit le rite de Quidouchin, par lequel le fiancé, en présence de deux personnes spécialement désignées comme témoins, passe l’anneau à l’index de la main de la fiancée en disant :
« Voici tu es pour moi sanctifiée par cet anneau selon la loi de Moïse et d’Israël ».
Afin de permettre à la fiancée d’entrer dans le mariage sans soucis, la loi juive prévoit qu’aucun mariage ne sera célébré avant que le marié n’ait rédigé un document appelé Ketouba (acte de mariage). Ce document est lu immédiatement après la collation de l’anneau. L’une des clauses est la promesse du fiancé à la fiancée qui dit :
« Je travaillerai pour toi, je t’honorerai,
je te défendrai comme il convient à un époux de le faire ».
– La seconde partie consiste en la récitation, au-dessus d’une coupe de vin, des « Sept bénédictions du mariage », qui comprennent des louanges à Dieu pour ce qu’Il a créé l’homme et la femme afin qu’ils se tiennent compagnie et s’aident réciproquement, et pour le don qu’Il a fait à l’humanité des prières pour le bonheur des époux, ainsi qu’une bénédiction rattachant les espoirs fondés sur le jeune couple à l’espérance messianique du peuple juif. Les coupes de vin au-dessus desquelles les « bénédictions » ont été récitées, sont bues par le couple pour symboliser leur résolution de partager le sort, quel qu’il soit, que la Providence leur enverra au cours des années à venir.
A la fin de la cérémonie, le marié brise un verre en rappel de la destruction du Temple, pour tenir l’engagement pris au nom de la nation par le Psalmiste de ne pas oublier Jérusalem, fût-ce au sein des plus grandes joies de la vie.
LA CEREMONIE
 
Enfin le grand jour est arrivé…
Il avance vers la Houpa, tout ému au bras de sa maman, portant sur la tête une belle Kippa brodée.
Le Rabbin lui indique sa place, puis il se couvre de son Talit. Se retournant vers la porte, il observe amoureusement sa bien-aimée avancer lentement vers lui au bras de son papa. Elle porte une magnifique robe de mariée.
Installés tous les deux sous un petit toit, comme une petite demeure, ils écoutent les paroles du rabbin, ils rient, ils pleurent, ils sont heureux, et l’assemblée avec eux.
A la demande du chamach, l’assemblée se lève. Le maître de cérémonie prend un verre de vin et récite un premier Kiddouch. Deux témoins, choisis à l’avance, approchent ensuite et observent un anneau qui sera posé dans quelques instants à l’index de la jeune femme, après la récitation d’une formule de circonstance par l’époux. Du fond de la synagogue, on voit les témoins et la mariée répondre à des questions et sourire.
Le rabbin prend ensuite un beau document enluminé, c’est la Kétouba, dont le texte est écrit en araméen. Le marié et les témoins signent.
Puis d’un geste du rabbin, l’assistance se lève à nouveau, et l’officiant entonne les Sept Bénédictions de sa voix superbe. Lui et elle, recouverts du Talith, versent quelques larmes de joie, les parents aussi !
Pendant qu’il repose son Talith sur ses épaules, le rabbin exprime en français le sens de cette belle cérémonie et demande à un Cohen de réciter la bénédiction pontificale, puis invite le marié à briser un verre. Après un court instant de recueillement, toute l’assemblée crie Mazaltov.
Et tous deux s’en retournent, ensemble, vers leurs amis d’abord, vers la vie nouvelle surtout, dans la lumière de l’Eternel, source des bénédictions.
LA SYMBOLIQUE
Le verre de Kiddouch
Kiddouch veut dire sanctification, c’est-à-dire séparation dans un but spirituel. Beaucoup de prières sont basées sur ce thème : le Kaddich, la Kéddoucha, et le Kiddouch que l’on récite pour l’entrée du Chabbat ou des fêtes.
Lors de la cérémonie de mariage, le premier kiddouch, récité sur un verre de vin ou de jus de raisin, se nomme Kiddouchin, car la fin de la bénédiction s’exprime ainsi : « Béni sois-tu Eternel qui distingue son peuple Israël par la Houppa et l’acte de sanctification ». Ainsi par ce premier Kiddouch, l’épouse est distinguée pour être consacrée à son mari exclusivement.
Ici l’amour est mis au service du projet divin de l’aménagement du monde pour la paix des hommes.
La Houpa
De la racine Hafoh, (synonyme de souccah) qui signifie « couvrir », la Houppa est le dais nuptial qui abrite les époux durant la cérémonie. Certains grammairiens ont vu ici la racine haf = pur, innocent, pour rappeler que les époux sont purifiés le jour de leur mariage, comme la communauté au jour de Kippour. C’est la raison pour laquelle les fiancés ont l’habitude de jeûner jusqu’à la solennité.
Cette Houppa symbolise le nouveau foyer qui est appelé, selon le prophète Malachie, sanctuaire pour l’Eternel.
Le bris du verre
Le marié casse un verre à la fin de la cérémonie, en souvenir de la destruction du Temple de Jérusalem, comme il est dit dans le Psaume 137 : « Si je t’oublie Jérusalem que ma main droite m’oublie, si je ne fais de Jérusalem le sommet de ma joie ». Nou signifions ainsi que notre joie ne saurait être complète sans celle de Jérusalem et du Temple reconstruit.
La Kippa
De la même racine hébraïque qui a donné Kippour, la Kippa est la « couverture » de la tête, elle évoque l’humilité de l’homme face à son Créateur et l’acceptation du joug de la royauté divine.
Houppa, Souccah, Kippa, Kippour, le juif s’enveloppe en permanence de la présence divine.
   
Les alliances
Par la remise de l’anneau, qui doit être simple, ne comporter ni pierre ni ciselure, le fiancé s’engage vis-à-vis de sa future femme. Le fait qu’il n’y ait pas de réciprocité de l’acte choque l’esprit féministe, il faut resituer le geste dans son contexte social. A l’époque de la Bible et du Talmud, la femme ne travaillait pas et dépendait économiquement de son mari. En lui offrant un objet (bague, boucle d’oreilles, collier, etc), le mari promettait devant témoins et la communauté de protéger sa bien-aimée. La société et les esprits ayant changé, la femme peut remettre à son mari un anneau, à la fin de la cérémonie.
Après avoir prononcé la formule rituelle adéquate, le marié passe l’anneau à l’index de la fiancée.
La Ketouba
Littéralement « l’acte écrit » en araméen, elle est signée par les deux témoins. Il énonce la liste des obligations que le marié s’engage à remplir vis-à-vis de son épouse (l’habiller, la nourrir et la rendre heureuse).
C’est un document indispensable qui sera nécessaire aux inscriptions dans les écoles juives, au Talmud Thora… A conserver précieusement !
Traduction de la Ketouba

Le … jour de la semaine, le … du mois de … en l’année 57… de la création du monde, suivant le compte que nous effectuons ici dans la ville de … , voici comment M. …, fils de M. … a dit à cette jeune fille …, fille de M. … :
« Sois ma femme conformément à la loi de Moïse et d’Israël et moi, avec l’aide des Cieux, je travaillerai pour toi, je t’honorerai, te nourrirai, t’entretiendrai, t’alimenterai et te vêtirai. Conformément aux obligations imposées aux maris juifs qui travaillent, honorent, nourrissent et entretiennent leurs femmes avec fidélité. Je te donnerai ta nourriture, tes vêtements, ce dont tu as besoin, et je vivrai avec toi comme mari et femme, tel que l’usage l’exige.
Et …, cette jeune femme, a déclaré qu’elle consentait à être sa femme. » Ainsi a dit M. … : « Ce contrat devra être payé par moi ou par mes héritiers après moi, sur mes meilleurs biens et acquisitions qui sont sous les cieux que j’ai acquis ou que j’acquerrerai, sur les biens meubles ou fonciers, gagés ou hypothéqués. Ils garantiront ce contrat de mariage jusqu’au vêtement que je porte, que je sois vivant ou mort, à partir d’aujourd’hui et à jamais. »
M. … s’engage à respecter les clauses de ce contrat avec la gravité qui s’impose pour tout contrat de mariage en cours chez les filles d’Israël, conformément à l’institution rabbinique et non comme une simple promesse, ni comme de simples formulaires. Nous avons effectué un acte d’acquisition auprès de M. …, fils de M. …, pour …, fille de M. …, sur tout ce qui est mentionné ou explicité plus haut. Ainsi tout a été certifié, clarifié et bien-fondé.
Signature des deux témoins
    
Le Talit
Talit, de la racine taleh = agneau, signifie originellement vêtement de laine, mais dans le rituel, il désigne le châle de prière rectangulaire à franges, en soie ou en laine.
Comme l’exige la Torah, chacun des quatre coins du Talit doit être constitué de quatre fils noués de manière à porter un nombre de tours qui symbolisent le nom divin.
Le talit est traditionnellement offert au marié par sa future épouse.

 

Naissance

Naissance

 

POUR UN GARCON
COUTUMES JUIVES PRATIQUEES APRES LA NAISSANCE D’UN GARCONMazal tov ! Un garçon est né – un garçon qui sera, avec l’aide de D.ieu, une source de fierté et de joie pour sa famille et tout le peuple juif. Cette naissance donne lieu à plusieurs coutumes, la plus grande fête étant, bien entendu, la Brit Mila (circoncision). Dans le cas d’un premier-né, on peut accomplir aussi, sous certaines conditions, la mitsva du Pidyon Haben (voir l’article Pidyon Haben).
D.ieu dit à Abraham: « Pour toi, sois fidèle à mon alliance, toi et ta postérité, après toi dans tous les âges. » (Genèse, 17,9)
En dépit des décrets d’Antiochus qui proscrirent, entre autres, la Brit Mila, et malgré les expulsions et les persécutions dont a souffert notre nation tout au long de son exil, le peuple juif n’a jamais cessé d’accomplir cette mitsva.
Jusqu’à ce jour, pratiquement chaque Juif, quel que soit son niveau d’engagement religieux, observe ce précepte bien-aimé avec zèle et joie, réalisant par ce moyen les paroles des sages: « Toute mitsva pour laquelle un Juif est prêt à sacrifier la vie, comme la Brit Mila, sera toujours pratiquée »; et: « Chaque mitsva que les Juifs acceptèrent avec joie, comme la Brit Mila, sera toujours accomplie avec joie » (Talmud – Chabbat 130a).
Le premier Chabbat du bébé
Un usage très répandu chez les Ashkénazes est le Chalom Za’har qui se tient le vendredi soir après la naissance dans la maison des parents du bébé. Ce soir-là, les gens sont en général chez eux et donc plus disponibles pour venir y participer (Troumat Hadechen 269). Des rafraîchissements leur sont servis mais non un repas complet.
Le rabbin Pessah Krohn explique ainsi cette coutume:
Pendant que l’enfant est en gestation, un ange vient lui enseigner toute la Torah. Juste avant la naissance, l’ange lui touche la bouche ce qui provoque l’oubli par l’enfant de tout ce qu’il a appris (Talmud -Niddah 30b). La réunion dans sa maison a pour but de le consoler de cette perte (Taz – YD 265,13). Et puisque le bébé est  » en deuil « , on mange habituellement des lentilles, des haricots et des pois chiches car ce sont des aliments consommés traditionnellement par les personnes en deuil (Za’her HaBrith 3,6).
En outre, le Midrach (le Lévitique Rabba 27, 10) relate la parabole d’un roi qui visite une province et décrète que toute personne souhaitant lui demander une audience à titre privé, devra présenter d’abord ses hommages à la reine. De même, celui qui désire entrer dans l’alliance éternelle avec D.ieu (le Roi), doit préalablement célébrer la Reine Chabbat.
Les communautés sépharades ont une tradition similaire qui est l’étude de passages du Zohar la veille de la Brit Mila; cette soirée est appelée Brit Itsh’ak.
LA BRIT MILA OU CIRCONCISION
La circoncision, Brit Mila en hébreu, est l’acte par lequel le jeune bébé de 8 jours est inscrit dans la communauté des descendants d’Abraham.
C’est sans aucun doute l’affirmation identitaire la plus forte du judaïsme, et même dans les familles peu pratiquantes cette cérémonie est maintenue.
Par delà la raison hygiénique ou médicale que l’on pourrait trouver à cette ablation du prépuce, il s’agit avant tout d’une alliance.
Depuis Abraham, le père d’Israël, le juif porte dans sa chair l’éthique du monothéisme, qui implique la reconnaissance d’un Dieu un, Créateur des cieux et de la terre, et qui a distingué Abraham et sa descendance afin de devenir une bénédiction pour toutes les familles de la terre.
La cérémonie se déroule à 8 jours si aucun problème de santé ne se présente.
Elle se déroule soit à la synagogue, soit au domicile, et est pratiquée par un Mohel (circonciseur) compétent.
Durant cette cérémonie, le garçon est nommé officiellement de son prénom hébraïque.
La veille de la circoncision
Une belle coutume lors du soir précédant la Brit Mila est de faire venir des enfants dans la maison du nouveau-né afin qu’ils récitent le « Chéma Israël » en sa présence. On leur donne des sucreries pour les encourager à venir.
De plus, cette nuit, on a l’usage de lire la Torah dans la maison du bébé.
Quels doivent être les préparatifs pour le jour suivant? Il faut préparer principalement le repas de fête (séoudat mitsva) qui va suivre la Brit Mila et à l’issue duquel seront prononcés les bénédictions spéciales au cours des Actions de Grâces (Bircat HaMazon) dites à la fin du repas.
Le bébé est généralement habillé tout en blanc. Il faut également apporter du vin pour les bénédictions.
Honorer la famille et les amis
Prendre part à une circoncision est considéré comme un grand honneur. Voici les « tâches » variées distribuées à titre honorifique à certains invités:
1. « Kvatter » – en général un couple marié, de préférence n’ayant pas encore d’enfants. Cet honneur est considéré de bon augure pour avoir des enfants. La maman du bébé le tend à la femme « kvatter » qui, à son tour, le passe à son époux. Celui-ci amène l’enfant dans la salle où va s’effectuer la Brit Mila.
2. « Sur la chaise d’Eliahou »: la personne chargée de cet honneur place le nouveau-né sur le « Trône d’Eliahou », surélevé et somptueusement paré, car la tradition dit que le prophète Elie assiste à chaque Brit Mila.
3. « De la chaise d’Eliahou »: une autre personne prendra le bébé du « trône ».
4. « Sandak« : C’est le plus grand honneur, accordé, en général, au grand-père, à un homme âgé ou à un grand érudit. Le « sandak » tient le bébé sur ses genoux pendant la circoncision, honneur tenu pour égal à celui d’offrir l’encens au Temple.
5. Mohel : la personne qui procède à l’excision de la peau du prépuce, doit craindre D.ieu et être compétent. (Une Brit Mila diffère de la « circoncision laïque » car elle implique des étapes supplémentaires appelées Priyah et Metzitzah. Un enfant circoncis par un médecin à l’hôpital, la plupart du temps, n’est pas considéré comme circoncis au sens de la Loi juive.)
6. Bénédictions : la personne qui a reçu cette « tâche » récite les bénédictions et annonce le nom de l’enfant.
7. « Pendant les bénédictions »: pendant que les bénédictions sont prononcées et que le nom est donné, une personne tient le bébé dans ses bras.
Le symbolisme de la circoncision
Comme mentionné plus haut, la nuit avant la Brit Mila, il est de coutume dans certaines communautés de faire venir des enfants dans la maison du nouveau-né pour qu’ils récitent le Chéma Israël à côté de lui. Le Zohar explique que, avant la Brith Mila, des forces spirituelles impures essaient de nuire à l’enfant ; pour cette raison, des enfants qui sont trop jeunes pour avoir péché, viennent réciter le Chéma Israël, la prière ayant le pouvoir d’éloigner du nouveau-né ces forces malfaisantes.
La signification de cet usage est confirmée une nouvelle fois quand le père, au début de la cérémonie de la Brit Mila, proclame à son tour « Chéma Israël« . Mais pourquoi justement le Chéma ? Et pourquoi le dire à un enfant qui ne comprend pas et n’est pas conscient de ce qui lui arrive ?
Bien que la source de cette coutume soit kabbalistique et, par conséquent, puisse nous paraître abstraite, nous pouvons, quand même, mettre en accord notre vie quotidienne avec ce qu’elle signifie profondément et la transmettre à nos enfants. Ainsi :
Rabbi Yéhoshoua ben Korcha demande :  » Pourquoi le Chema est-il rédigé dans cet ordre? Afin que nous acceptions d’abord le joug de la Royauté divine et ensuite celui des mitsvot (commandements) » (Talmud). Le Chéma a le pouvoir d’amener la personne à tendre vers des objectifs plus élevés et plus spirituels dans sa vie.   
Dire le Chéma au nouveau-né symbolise l’expression de la foi pure qui va bien au-delà de la compréhension. Les « forces spirituelles impures » risquant de nuire au bébé peuvent causer non pas un dommage physique mais spirituel. Elles peuvent, par exemple, l’entraîner vers le matérialisme ou la rébellion quand il va grandir. Le Natsiv de Volojhin (Rabbi Naftali Tsvi Yéhouda Berlin, 1854-92) dit que le Chéma a le pouvoir d’amener la personne à tendre vers des objectifs plus élevés et plus spirituels dans sa vie. Réciter le Chéma au bébé peut renforcer son potentiel de spiritualité.
Après la Brit Mila, l’enfant porte sur son corps le symbole de la foi mais avant, il a besoin de l’expression de cette foi le reliant à D.ieu. Le fait qu’il ne comprenne pas n’est pas important, parce que la croyance est au-dessus de la compréhension.
C’est cette foi, enchâssée dans l’âme de chaque Juif, qui a poussé un petit garçon âgé de trois ans, Abraham, à chercher D.ieu. C’est cette foi que nous essayons d’insuffler à nos enfants.
Pourquoi acceptons-nous le joug divin et seulement après celui des mitsvot? Parce que beaucoup de mitsvot sont logiques et nous sommes en mesure de les observer même sans ordre divin. Nous nous soumettons au joug céleste en premier lieu afin de proclamer notre engagement à accomplir sans distinction toutes nos misvot car elles nous sont ordonnées par le créateur.
Cette proclamation nous donne aussi la force d’accepter les mitsvot que nous ne comprenons pas car, si de nombreux commandements divins sont logiques, d’autres nous paraissent complètement illogiques.
D’une façon similaire, beaucoup d’événements se produisant dans le monde renforcent notre foi, cependant d’autres péripéties dans notre vie personnelle ou au cours de l’histoire auraient tendance à l’ébranler.
C’est pourquoi, nous disons le Chéma pendant la journée, lorsque tout est clair et lumineux; il nous semble alors que nous pouvons saisir les chemins de D. Nous disons également le Chéma la nuit, quand tout est confus et sombre et que les desseins divins nous paraissent cachés.
LE RACHAT DU PREMIER NE OU PIDYONE HABEN

Le rachat du premier fils est une cérémonie qui se déroule 30 jours après la naissance, et qui rappelle qu’à l’origine les premiers-nés auraient dû être consacrés comme prêtres du Temple (Cohen), mais qu’à la suite de la faute du veau d’or, ils furent disqualifiés et que seule la tribu de Lévi restée fidèle à Dieu, fut désignée comme tribu sacerdotale.
La cérémonie consiste à « racheter » le fils au cohen contre une certaine somme d’argent, pour montrer l’irréversibilité de l’acte.
Le pidyone haben ne se fera que si le garçon est bien premier-né « ouverture de matrice », (pas de mort-né avant, pas de césarienne) et que le père ou la mère ne soit ni cohen ni lévi.
 
 
POUR UNE FILLE
C’EST UNE FILLE : COMMENT CELEBRER LA NAISSANCELa naissance d’une fille emplit les parents d’une joie qu’ils voudraient concrétiser de manière officielle. Pour un garçon, il y a le Chalom Za’har (le Chabbat précédant la circoncision) ou la lecture du Zohar, la Brit Mila (la circoncision) et quelques fois le Pidyon Haben (rachat des aînés). Un repas est servi (séoudat mitzva), il y a de nombreux invités et souvent un photographe et un cameraman vidéo.
Mais que devons-nous faire pour une fille?!
La réponse se trouve dans la Torah qui dit que Abraham fut béni « en toutes choses » (Genèse 24,1). Le Talmud explique que cette « grande bénédiction » se réfère à une fille (Baba Batra 16b).
Pourquoi décerne-t-on à une petite fille une telle louange?
La vie atteint sa plénitude quand on est béni par la naissance d’une petite fille. Il y a une chanson qui dit: « Merci mon D.ieu de m’avoir donné des filles ». Le peuple juif a toujours remercié le créateur pour les femmes juives parce que notre survie, en tant que nation, leur est fondamentalement due.
– Les mères du peuple juif, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa, l’ont guidé pour édifier la nation et pour relever les défis nés au sein de la famille.
– Durant l’esclavage en Egypte, les femmes ont conservé la foi et ont continué à avoir des enfants malgré le faible espoir de salut.
– Au cours des années d’errance dans le désert, les femmes ont refusé de participer au péché du veau d’or et à la faute des explorateurs.
– L’héroïne de Pourim est Esther et celle de ‘Hanoucca est Judith.
A chaque carrefour critique de l’histoire juive, les femmes se sont trouvées au premier plan et ont mis le peuple juif sur la bonne voie.
Du fait que la judéité provient de la mère, nous voyons que la femme est gratifiée de l’impressionnante charge d’inculquer la foi en D.ieu, l’observation des Commandements et la fierté d’être juif. D’une manière métaphorique, on pourrait dire que la mère donne au bébé sa nourriture et l’amour qui va mettre en valeur ses ressources potentielles internes. Fêter la naissance d’une petite fille est donc célébrer la survie juive, les valeurs juives et la destinée juive.

ZEVED HABAT OU LA NOMINATION D’UNE FILLE
Le mot zéved est à rapprocher de l’arabe zavda, le beurre. La fille met le beurre dans la famille, une manière de dire qu’elle apporte la bénédiction. Après la prière, un Kiddouch (une collation) en l’honneur du bébé est en général servi aux amis et à la famille qui partagent les bons mets, échangent des paroles de Torah et participent à la profonde joie familiale.

 

Bat Mitzva

Bat Mitzva

 

Chaque fille suit deux cours par semaine, l’un ayant pour but l’explication des principales prières et un deuxième, le chabbat, où sont évoqués des sujets touchant à la vie juive (chabbat, cacherout, fêtes, le rôle de la femme, le respect dû aux parents, le cycle de la vie, notre attachement historique à Israël, le fonctionnement d’une communauté et la place d’une jeune femme en son sein …..)
Cette formation est rehaussée par un repas de Seouda Chelichit, le chabbat précédant les grandes vacances, par un goûter dans la soucca familiale d’un des deux professeurs, et par un week-end du vendredi matin au dimanche soir.
En vue de ce week-end, les jeunes filles confectionnent les ‘hallot qui seront dégustées ensemble à la table chabbatique. Lors de ce séjour, elles apprennent à « cachériser » la maison, préparer les repas de chabbat et vivre pleinement le Chabbat avec ses offices, ses trois repas, sa promenade, ses cours, et son Oneg, sa veillée…
Le lendemain, après une séance de révision, elles passent un examen qui permet de vérifier les acquis.
La formation se termine par des cours sur le thème choisi pour la grande fête communautaire.
Le Chabbat de la fête, les parents des jeunes filles offrent un Kiddouch qui rassemble des gens de tous les milieux. Le soir, la fête réunit les familles et les amis. Dans la joie, les filles présentent un aperçu de leurs connaissances.
Il est précisé à chacune que cette formation n’est que le début d’un apprentissage qui devra se poursuivre de nombreuses années encore, soit au sein du Talmud-Torah (cours post Bat-Mitzva) ou à l’école juive. Enfin après quelques mois, les filles se réunissent autour d’un repas, échangeant photos, souvenirs ….et remettant aux professeurs leur Maasser, prélevé sur leurs cadeaux d’argent. Cette somme collective est offerte à une ou deux œuvres de leur choix au nom de la promotion. Ainsi, elles démontrent qu’elles ont compris les devoirs d’une « jeune femme » dans sa communauté.
De solides amitiés se nouent et ainsi de nombreuses années plus tard, mêmes mariées, les filles restent en contact en France comme à l’étranger.

 

v

Bar Mitzva

Bar Mitzva

 

La Bar Mitsva
La bar mitsva est une cérémonie religieuse qui officialise l’entrée du garçon comme membre majeur au sein de la communauté d’Israël.
A 13 ans pour les garçons, les jeunes gens, après une préparation d’un an, seront honorés par un office.
Chaque synagogue a sa manière de célébrer l’évènement, l’essentiel est que l’adolescent se sente pleinement responsable de son identité et fière de son appartenance à un peuple plusieurs fois millénaire, qui reçut la parole divine en sortant d’Egypte.
La Bar-Mitsva marque une étape importante dans la vie de votre enfant. Elle est le fruit d’une éducation de plusieurs années.
Dans le cadre du Talmud Tora, votre fils recevra un diplôme attestant de sa conscience de prise de responsabilités au sein du peuple juif.
LA PREPARATION A LA BAR MITSVA
Introduction
       
L’enfant atteint sa majorité religieuse à treize ans révolus. A cet age, il devient responsable de lui-même, est soumis à l’accomplissement des mitsvot positives et est rétribué pour la transgression des mitsvot négatives.
Bien que l’âge de la majorité religieuse ait été transmis oralement à Moïse au mont Sinaï, nos sages voient également une allusion dans le verset suivant :
« … deux des fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina prirent chacun (Iche) leur épée et marchèrent contre la ville avec assurance… »
La Torah n’a soumis à ses commandements que celui qui est appelé Iche (homme). Or Lévi était agé à cette époque de treize ans et la Torah lui confère le qualitatif de Iche. On en a déduit qu’à treize ans, on est majeur et soumis à l’accomplissement des commandements.

Le Talit
    
Le Talit, comme le Talit katan, est un vêtement rectangulaire aux quatre coins duquel sont attachés les tsitsit. On met le Talit pour l’office du matin.
Avant de s’en envelopper, on récite la bénédiction suivante :
« Baroukh ata adonaï, élohénou, mélékh aolam, acher kidéchanou bémitsvotav, vétsivanou léhitatef betsitsit ».
« Béni sois-Tu Eternel notre D. roi du monde, qui nous as sanctifié dans tes commandements, et nous as ordonné de nous reocuvrir des tsitsit« 

Il est préférable d’avoir un Talit en laine afin d’accomplir cette mitsva telle qu’elle est prescrite par la Torah.
Il est possible de faire la bénédiction sur le Talit dès l’aube, à partir du moment où, d’une distance de deux mètres, on peut distinguer une personne vaguement connue de tous.

 
Les Tephilines
     
Les Téphilines (ou philactères) sont des objets cubiques en cuir que nous attachons à l’aide de lanières, l’un sur le biceps du bras gauche (sur le bras droit si l’on est gaucher), face au coeur, l’autre à la tête, entre les yeux.
La Téphila de la main (chel yad), contient un parchemin sur lequel sont inscrits les quatre passages de la Torah qui mentionnent cette mitsva :
   1. Deutéronome 6, versets 4 à 9
   2. Deutéronome 11, versets 13 à 21
   3. Exode 13, versets 1 à10
   4. Exode 13, versets 11 à 16,
La Téphila de la tête (chel roch) est divisée en quatre compartiments dans chacun desquels on introduit un seul des quatre passages cités ci-dessus. Sur les côtés latéraux de la Tephila de la tête apparaît en relief la lettre Chin : celle de droite a 3 branches, celle de gauche en a 4.
Tous les jours, à l’exception du Chabbat et des jours de fêtes, à l’office du matin et après s’être enveloppé du Talit, on met les Téphilines.
On pose d’abord la Téphila chel yad sur le biceps, on serre la lanière et, avant de l’enrouler autour du bras, on récite la bénédiction suivante :
« Baroukh ata adonaï, élohénou mélékh aolam, acher kidéchanou bémitsvotav, vétsivanou lehania’h tephilin »
« Béni sois-Tu Eternel notre D. roi du monde, qui nous as sanctifié dans tes commandements et ordonné de mettre les téphilin »

 

Cimetiere

Cimetiere

ACHAT DE LA CONCESSION

La Torah nous rapporte que notre patriarche Abraham a tenu à acheter sa concession et celle de ses proches à un prix très élevé.

De cet enseignement, nous apprenons l’importance de se soucier le plus tôt possible de posséder de son vivant sa propre concession pour  » après 120 ans « .

 

Cela sans aucune aprehension bien au contraire, car cette action est d’une excellente augure pour la longévité. Les différentes communautés proposent à leurs membres des concessions à des prix dégressifs en fonction de leur âge.

Attention ne peuvent être enterrés que ceux qui possèdent une concession. Renseignez-vous auprès de votre communauté.

Kaddish

Kaddish

Aspect historique

Bien qu’il soit difficile de dater la naissance d’une prière, la formulation simple en langue araméenne (kaddish signifie « saint »), l’absence d’une demande de reconstruction du Temple ou du retour des exilés suggère que le Kaddish fut rédigé en Babylonie, à l’époque du second Temple, alors que la Judée se trouvait sous domination romaine. La similitude avec le « notre Père » chrétien qui exprime cette attente messianique si forte à l’époque, confirme cette datation.

Selon le Talmud, le Kaddish fut d’abord établi pour clore une étude ou une homélie aggadique, louer l’Éternel et bénir les Maîtres, il arrivait même, que l’on mentionnât nominativement un sage particulier tel le chef religieux de la diaspora (rech galouta). Dans la liturgie yéménite on a retrouvé le nom de sages vénérables comme Maïmonide.

La première mention du Kaddish en tant que partie de l’office, se trouve dans le traité Sofrim (Scribes) (IIIe siècle). À l’époque des Guéonim (VIIe siècle), le Kaddish était déjà codifié puisqu’il exigeait qu’il soit récité debout, en  présence d’un minyan, ou quorum de dix hommes majeurs religieusement.

Le Kaddish dans la prière
   
Depuis cette date, le Kaddish marque les différentes étapes de la prière, les mystiques parlant des différents niveaux de dévotions liés aux sphères supérieures. Dès lors, le Kaddish devient une sorte de station où tous les fidèles se rassemblent, lorsque attentifs aux mots du ministre officiant, ils répondent à l’unisson “Amen”. Cette idée mérite notre attention, car l’une des particularités de la prière juive est justement de traduire un équilibre entre la ferveur du particulier et la foi de la communauté.

Ce Kaddish occupe une telle place que le Talmud affirmera que quiconque répond “Amen” de toute la force de sa conviction verra ses fautes effacées, car le fidèle exprime clairement son acceptation de la royauté divine.

Construit à partir de versets tirés des Hagiographes (Psaumes, Job, Daniel), le Kaddish possédait à l’origine diverses formulations, jusqu’à ce que celle du séder rav Amram (ouvrage liturgique composé par ce rabbin babylonien) soit adoptée (IXe siècle).

Parmi les différences majeures entre les rites ashkénaze et séfarade, citons l’occultation dans le premier cas de la formule “que ton Messie approche”, qui fut le résultat de la censure chrétienne, qui affirmait bien sûr que le Messie était déjà venu.

Les différents Kaddish

A part le Kaddish des rabbins (Kaddish dérabanan), trois autres  furent élaborés par la Synagogue :

– Le demi-Kaddish (hatsi Kaddish) qui constitue en fait la première partie de tous les Kaddish, qui commence par : “ Que son grand Nom soit glorifié et sanctifié”. Cette louange sera entrecoupée par cinq “Amen”, prononcés par le public, le troisième se prolongeant par : “Que son grand Nom soit béni à jamais, d’éternité en éternité”,  formule qui est une réminiscence d’une pratique du Temple.

– Le Kaddish d’acceptation de la prière (Kaddish titkabal), prononcé après la Amida et à la fin de l’office et qui est une demande adressée à Dieu pour exaucer toutes les prières d’Israël.

– Enfin le Kaddish des orphelins (Kaddish yatom), traduit à tort par Kaddish des morts. En entendant la traduction l’on comprendra pourquoi cette appellation est fausse, puisque les défunts n’y sont jamais évoqués. C’est le lieu de rappeler que la tradition hébraïque ne connaissait aucun culte des morts (pas même dédié à Moïse), et que la prière pour « l’élévation de l’âme » est tardive (après l’exil de Babylonie)

En fait, le but de ce Kaddish, comme les autres rites de circonstance d’ailleurs, est d’aider les enfants à faire le deuil de l’être aimé et à réintégrer le chemin de la vie en acceptant le décret du ciel, comme dit le Talmud : “l’homme est tenu de bénir Dieu aussi bien pour le bonheur que pour le malheur”. La récitation du Kaddish est donc ici l’équivalent au tsidouk hadin ou acceptation de la justice divine. Si malgré tout ce Kaddish fut associé aux morts, c’est en raison des terribles massacres des Croisés au XIIIè siècle.

Pour être exhaustif, précisons qu’il existe un autre Kaddish des orphelins qui est récité après l’enterrement et qui exprime le vœu de voir la reconstruction du Temple et la résurrection des morts, Kaddish récité également durant le jeûne du 9 av, mais du fait de sa rareté et de sa difficile prononciation, seuls les plus orthodoxes le récitent.

Concluons cette courte présentation en évoquant la merveilleuse liturgie qui s’est construite autour de ce texte ; chaque communauté possède son air du Chabbat, des fêtes ou des Jours redoutables. Si la sainteté renvoie à la séparation et par conséquent à la théologie de l’altérité, le Kaddish est devenu la mélodie d’une rencontre où le chant de l’homme égrène sur le fil du temps les perles d’un amour intarissable.


LE KADDISH EN PHONETIQUE

     
Kaddish – Rite Achkenaz.    

Yisgadal veyiskadach chemé rabo, beolmo di vero khiroussé, veyamlikh malkhoussé be’hayékhon ouveyomékhon ouve’hayé dekhol bess yisroël, baagolo ouvizman koriv, veïmrou omen.

Yehé chemé rabo mevorakh leolom ouleolmé olmayo, yisborakh veyichtaba’h veyispoar veyisromam veyisnassé veyishadar veyissalé veyishalal chemé dekoudcho, berikh hou leélo min kol birkhosso vechirosso, touchbe’hosso vené’hémosso, daamiron beolmo, veïmrou omen.

Al yisroël veal rabonon veal talmidéhon, veal kol talmidé salmidéhon veal kol mon deoskin beoraysso di veasro hodèn vedi vekhol assar vaassar, yehé lehon oulekhôn chelomo rabo, ‘hino ve’hisdo vera’hamin ve’hayin arikhin oumezono revi’ho oufourkono min kodom avouhon di vichemayo (vearo), veïmrou omen.

Yehé chelomo rabo min chemayo ve’hayim olénou veal kol yisroël, veïmrou omen.

Ossé cholom bimromov hou yaassé cholom olénou veal kol yisroël veïmrou omen.

Kaddish Rite Sefarad

Yitgadal veyitkadach chemé raba, bealma di vera khirouté, veyamlikh malkhouté veyatsma’h pourkané vikarèv mechi’hé, be’hayékhon ouvéyomékhon ouve’hayé dekhol bet yisraël, ba
agala ouvizman kariv veïmrou amen.

Yehé chemé raba mevarakh lealam oulealmé almaya, yitbarakh veyichtaba’h veyitpaar veyitromam veyitnassé veyithadar veyitalé veyithalal chemé dekoudcha, berikh hou leéla min kol birkhata vechirata, tichbérata vené’hémata, daamiran bealma. veïmrou amen

Al yisraël veal rabanan veal talmidéhon veal kol talmidé talmidéhon deyatvin veaskin beoraïta kadichta di veatra haden vedi vekhol atar veatar yehé lana oulehon oulekhon chelama ‘hina ve’hisda ve’hayé arikhé oumézoné revi’hé vera’hamé min kodam élaha maré chemaya veara, veïmrou amen.

Yehé chelama raba min chemaya ‘hayim vessava vichoua vené’hama vechézava ourfoua oug’oula ousseli’ha vekhapara veréva’h vahatsala, lanou oulekhol amo yisraël, veïmrou amen.

Ossé chalom bimromav hou bera’hamav yaassé chalom alénou veal kol amo yisraël veïmrou amen.


LE KADDISH EN FRANCAIS

Texte traduit (Wikipedia) .

Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom. dans le monde qu’Il a créé selon Sa volonté et puisse-t-Il établir Son royaume puisse Sa salvation fleurir et qu’Il rapproche son oint. de votre vivant et de vos jours et [des jours] de toute la Maison d’Israël promptement et dans un temps proche; et dites Amen.

Puisse Son grand Nom être béni à jamais et dans tous les temps des mondes. Béni et loué et glorifié et exalté, et élevé et vénéré et élevé et loué soit le Nom du Saint (Transcendant), béni soit-Il. au dessus (et au-dessus) de toutes les bénédictions et cantiques, et louanges et consolations qui sont dites dans le monde; et dites Amen.
Que soient reçues (acceptées) les prières et supplications de toute la Maison d’Israël devant leur Père qui Est au ciel, et dites Amen
Pour Israël et ses rabbanim et leurs étudiants (disciples) et tous les étudiants de leurs étudiants et tous ceux qui s’affairent dans la Torah ici et en tout autre lieu que soit [instaurée] sur eux et vous une paix abondante, la faveur et la grâce et la miséricorde et une vie longue une large subsistance et le salut de la part de leur Père aux cieux [et sur terre]; et dites Amen.
Qu’il y ait une grande paix venant du Ciel, [ainsi qu’]une [bonne] vie et la satiété, et la salvation, et le réconfort, et la sauvegarde et la guérison, et la rédemption et le pardon et l’expiation et le soulagement et la délivrance pour nous et pour tout Son peuple f Israël, et dites Amen.
Celui qui établit la paix dans Ses hauteurs, l’établisse [dans Sa miséricorde] parmi nous et sur tout [son peuple] Israël, et dites Amen

Le deuil

Le deuil

La mort d’un parent entraîne des règles de deuil, que nous allons présenter succinctement. Le rabbin chargé de la famille donnera tous les détails, en tenant compte éventuellement des coutumes ancestrales de chaque famille.
Nous pensons particulièrement aux coreligionnaires éloignés de toute communauté et qui utiliseraient notre site pour obtenir quelques informations.

La période du deuil
   
La période du deuil du point de vue de la halakha (loi juive) s’étend sur douze mois. Elle se divise en trois périodes, de 7 jours (chiv’a), de 30 jours (chlochim) et de l’année. S’ajoute par la suite la date commémorative du décès pour les années suivantes (hazkara ou jahrzeit).

– Période des 7 jours

Elle commence le jour de l’enterrement (avant le coucher du soleil) et s’achève le septième jour, à condition qu’un jour de fête (yom tov) ne vienne pas couper cette période (dans ce cas consulter le rabbin local ou nous écrire par e-mail).

Deux règles à retenir pour le calcul des 7 jours :

a) Dans le calendrier hébraïque le jour commence toujours la vieille (Chabbat, samedi débute toujours vendredi soir.)
b) Une partie d’un jour est considérée comme un jour entier.

Illustrons ces principes par un exemple :

Si une personne décède le 1er janvier, et est enterrée dans l’après-midi, le septième aura lieu le 7 janvier. Ce qui signifie que la prière du septième jour aura lieu le 6 janvier au soir (à la sortie des étoiles ou à la rigueur au coucher du soleil).
Le 7 janvier au matin, après l’office, montée au cimetière, récitation du kaddish, prière de deuil. Les endeuillés peuvent alors s’en retourner à la maison prendre une douche, se changer, etc.

Conduite à tenir pendant les 7 jours

Il existe neuf interdits pour la période des sept jours :

    * Travailler
    * Se laver et se frictionner
    * Porter des chaussures de cuir
    * Avoir des relations conjugales
    * Etudier la Torah
    * Saluer ou répondre à un salut
    * S’asseoir sur un siège haut
    * Laver et repasser des vêtements
    * Sortir de la maison (sauf pour aller réciter le kaddish à la synagogue)

Bien entendu, si pour des raisons professionnelles une personne ne peut s’absenter les sept jours complets, elle fera de son mieux, et la Torah pardonne en cas de force majeure.

 
– Période des 30 jours
    

La période des 30 jours commence le jour de l’enterrement et s’achève le 30ème jour, à condition qu’un jour de fête (yom tov) ne vienne pas couper cette période (dans ce cas consulter le rabbin local ou nous écrire par e-mail).

Ainsi, pour le cas considéré plus haut, le 29 janvier au soir (à la sortie des étoiles, ou à la rigueur au coucher du soleil) aura lieu la prière des 30 jours.
Le 30 janvier au matin, après l’office, montée au cimetière, récitation du kaddish, prière de deuil.
Conduite à tenir pour les 30 jours

 Il existe cinq interdits pour la période des sept jours :
   * Se couper les cheveux et la barbe

   * Participer à des réjouissances

   * Se marier

   * Porter des vêtements neufs

   * Saluer chaleureusement  En ce qui concerne les cheveux et la barbe, on peut les couper après les 30 jours à condition que des amis fassent une remarque désobligeante sur l’aspect négligé de l’endeuillé (Maran Yoré déa 395).

Cependant du fait que l’aspect extérieur participe des bonnes relations humaines et professionnelles, il sera licite de se couper les cheveux et la barbe au bout de 30 jours (Rama Yoré déa 390, 4).

 
– Période de l’année
   
Pour le père et la mère, les cinq interdits s’appliqueront durant douze mois.

La récitation du kaddish
    

Pour tous les défunts l’on récitera le kaddish pendant les 30 jours, mais pour son père ou sa mère on le récitera pendant onze mois et une semaine (il existe des règles coutumières en la matière ; un rabbin de votre communauté originelle peut vous en informer).

Le kaddish n’est pas une prière des morts, mais une glorification et une sanctification du nom divin, qui exprime malgré la douleur de la perte, notre confiance en Son jugement de vérité et notre attente sincère d’assister à la proclamation de Sa royauté ici-bas.

Il existe différents types de kaddish, l’endeuillé s’efforcera de réciter le kaddish des orphelins (kaddish yatom) tous les jours de l’année, à la fin de l’office.

Remarque : on tient compte de douze mois pour ses parents et non d’une année (cette remarque est justifiée par le fait qu’il existe des années de 13 mois dans le calendrier hébraïque).

L’office commémoratif – La hazkara

    

Chaque année à la date anniversaire du décès (et non de l’enterrement) en date hébraïque, on organisera un office à la mémoire du défunt. Cette cérémonie se nomme hazkara (souvenir) en hébreu ou jahrzeit en yiddish.

Il est de coutume de jeûner pour ses parents le jour anniversair
e (sauf Chabbat et fêtes).

Il est de coutume de se rendre à la synagogue le Chabat qui précède la hazkara et d’y réciter le kaddich à la mémoire du défunt.

Et que l’Eternel console les endeuillés de Sion !