Procédure d’urgence

Procédure d’urgence

Procédure d’urgence

 

LORS DU DECES

Dès que le décès est reconnu et confirmé par un medecin, on recouvre le défunt d’un drap blanc et on le dépose à même le sol, pieds et main le long du corps. On place une bougie à proximité de la tête – les sepharadims ajoutent une bougie à côté des pieds. Dans tous les cas, une veilleuse sera allumée dans la maison où vivait le défunt.
Les lumières expriment l’immortalité l’âme et évoquent son accession au séjour céleste. Elles resteront allumées, selon les usages pendant sept jours, trente jours ou douze mois.

Si le décès a lieu entre le vendredi soir et la clôture du chabbat, l’on dépose d’abord un morceau de pain, sur le corps ou près du corps, sans placer les pieds et les mains le long du corps. On laissera le pain sur le corps jusqu’à la fin de chabbat et seulement alors l’on allumera les lumières.

 
Celle-ci la mettra en rapport avec l’un de ses préposés, auquel sera remis le livret de famille, afin de lui permettre de règler toutes les formalités administratives.

La famille remettra en vue de la TAHARA (toilette ou purification mortuaire) 4 draps, la sarguene’ss (vêtement mortuaire) et, pour un homme, le talith.

Si la famille ne possède pas de sarguene’ss, elle peut se la procurer chez les chamachim.

La date et l’heure des obsèques doivent être impérativement fixées avec le rabbin chargé de la cérémonie, en accord avec l’administration et les bedeaux.

L’usage veut que l’on recouvre les miroirs dans la maison de deuil.

L’on a aussi coutume de jeter toutes les eaux contenues dans les récipients entamés de la maison du défunt, ainsi que celle des maisons avoisinantes.

ACHAT DE LA CONCESSION

La Thora nous rapporte que notre patriarche Abraham a tenu à acheter sa concession et celle de ses proches à un prix très élevé.

De cet enseignement, nous apprenons l’importance, pour tout un chacun, d’avoir à coeur de se soucier, le plus tôt possible, de posséder de son vivant sa propre concession pour  » après 120 ans « .

Cela sans aucune appréhension, bien au contraire, car cette action est d’une excellente augure pour la longévité. Les différentes communautés proposent à leurs membres des concessions à des prix dégressifs en fonction de leur âge.

Attention : ne peuvent être enterrés que ceux qui possèdent une  concession. Renseignez-vous auprès de votre communauté.

Avant l’enterrement : ANINOUT

 
La période allant du décès jusqu’après l’enterrement est appelée ANINOUT.
La famille proche (parents, conjoints, enfants, frères et soeurs), occupée par les démarches et les préparatifs des obsèques, est donc ONENE (oppressée).

Ces personnes sont alors dispensées de tous les actes religieux positifs (comme la prière, le talith et les tefilines, la présence à la synagogue …).

Les interdits (travaux de chabbat, prescriptions alimentaires, cacherout …) restent, bien entendu, en vigueur.
De même, les ablutions du matin et celles qui précèdent la consommation du pain restent obligatoires, mais sans la récitation des bénédictions afférentes.

Durant cette période, le repas des membres de la famille frappée par le deuil ne comportera ni viande ni vin. Les relations intimes sont interdites.

Les règles de ANINOUT (interdits conjugaux exceptés) ne sont pas applicables chabbat et yom tov.
Le deuil proprement dit ne commence qu’après l’enterrement. Les onénims peuvent, jusque-là, régler les affaires en suspens, puisque sept jours durant, ils se consacreront ensuite au deuil sans sortir de chez eux.

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