Le deuil

La mort d’un parent entraîne des règles de deuil, que nous allons présenter succinctement. Le rabbin chargé de la famille donnera tous les détails, en tenant compte éventuellement des coutumes ancestrales de chaque famille.
Nous pensons particulièrement aux coreligionnaires éloignés de toute communauté et qui utiliseraient notre site pour obtenir quelques informations.

La période du deuil
   
La période du deuil du point de vue de la halakha (loi juive) s’étend sur douze mois. Elle se divise en trois périodes, de 7 jours (chiv’a), de 30 jours (chlochim) et de l’année. S’ajoute par la suite la date commémorative du décès pour les années suivantes (hazkara ou jahrzeit).

– Période des 7 jours

Elle commence le jour de l’enterrement (avant le coucher du soleil) et s’achève le septième jour, à condition qu’un jour de fête (yom tov) ne vienne pas couper cette période (dans ce cas consulter le rabbin local ou nous écrire par e-mail).

Deux règles à retenir pour le calcul des 7 jours :

a) Dans le calendrier hébraïque le jour commence toujours la vieille (Chabbat, samedi débute toujours vendredi soir.)
b) Une partie d’un jour est considérée comme un jour entier.

Illustrons ces principes par un exemple :

Si une personne décède le 1er janvier, et est enterrée dans l’après-midi, le septième aura lieu le 7 janvier. Ce qui signifie que la prière du septième jour aura lieu le 6 janvier au soir (à la sortie des étoiles ou à la rigueur au coucher du soleil).
Le 7 janvier au matin, après l’office, montée au cimetière, récitation du kaddish, prière de deuil. Les endeuillés peuvent alors s’en retourner à la maison prendre une douche, se changer, etc.

Conduite à tenir pendant les 7 jours

Il existe neuf interdits pour la période des sept jours :

    * Travailler
    * Se laver et se frictionner
    * Porter des chaussures de cuir
    * Avoir des relations conjugales
    * Etudier la Torah
    * Saluer ou répondre à un salut
    * S’asseoir sur un siège haut
    * Laver et repasser des vêtements
    * Sortir de la maison (sauf pour aller réciter le kaddish à la synagogue)

Bien entendu, si pour des raisons professionnelles une personne ne peut s’absenter les sept jours complets, elle fera de son mieux, et la Torah pardonne en cas de force majeure.

 
– Période des 30 jours
    

La période des 30 jours commence le jour de l’enterrement et s’achève le 30ème jour, à condition qu’un jour de fête (yom tov) ne vienne pas couper cette période (dans ce cas consulter le rabbin local ou nous écrire par e-mail).

Ainsi, pour le cas considéré plus haut, le 29 janvier au soir (à la sortie des étoiles, ou à la rigueur au coucher du soleil) aura lieu la prière des 30 jours.
Le 30 janvier au matin, après l’office, montée au cimetière, récitation du kaddish, prière de deuil.
Conduite à tenir pour les 30 jours

 Il existe cinq interdits pour la période des sept jours :
   * Se couper les cheveux et la barbe

   * Participer à des réjouissances

   * Se marier

   * Porter des vêtements neufs

   * Saluer chaleureusement  En ce qui concerne les cheveux et la barbe, on peut les couper après les 30 jours à condition que des amis fassent une remarque désobligeante sur l’aspect négligé de l’endeuillé (Maran Yoré déa 395).

Cependant du fait que l’aspect extérieur participe des bonnes relations humaines et professionnelles, il sera licite de se couper les cheveux et la barbe au bout de 30 jours (Rama Yoré déa 390, 4).

 
– Période de l’année
   
Pour le père et la mère, les cinq interdits s’appliqueront durant douze mois.

La récitation du kaddish
    

Pour tous les défunts l’on récitera le kaddish pendant les 30 jours, mais pour son père ou sa mère on le récitera pendant onze mois et une semaine (il existe des règles coutumières en la matière ; un rabbin de votre communauté originelle peut vous en informer).

Le kaddish n’est pas une prière des morts, mais une glorification et une sanctification du nom divin, qui exprime malgré la douleur de la perte, notre confiance en Son jugement de vérité et notre attente sincère d’assister à la proclamation de Sa royauté ici-bas.

Il existe différents types de kaddish, l’endeuillé s’efforcera de réciter le kaddish des orphelins (kaddish yatom) tous les jours de l’année, à la fin de l’office.

Remarque : on tient compte de douze mois pour ses parents et non d’une année (cette remarque est justifiée par le fait qu’il existe des années de 13 mois dans le calendrier hébraïque).

L’office commémoratif – La hazkara

    

Chaque année à la date anniversaire du décès (et non de l’enterrement) en date hébraïque, on organisera un office à la mémoire du défunt. Cette cérémonie se nomme hazkara (souvenir) en hébreu ou jahrzeit en yiddish.

Il est de coutume de jeûner pour ses parents le jour anniversaire (sauf Chabbat et fêtes).

Il est de coutume de se rendre à la synagogue le Chabat qui précède la hazkara et d’y réciter le kaddich à la mémoire du défunt.

Et que l’Eternel console les endeuillés de Sion !

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