F.A.Q. des fêtes

Quelles sont les coutumes les plus importantes de Kippour et leur signification ?

REPONSE :
Le 9 tichri, veille de Kippour, c’est un devoir religieux de manger. On multipliera les petites collations. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier ces repas. Nous en citerons deux :

– Afin de souligner que l’idéal du judaïsme n’est pas la mortification ou l’abstinence.
– L’accomplissement des mitsvoth doit se faire dans la joie. Or, le jour de Kippour, la joie risque d’être absente à cause de nos remords. C’est pourquoi nous avançons, en quelque sorte, la joie de Kippour au 9 tichri. Mais juste après Kippour, on s’occupera de la Souccah, et la joie sera de nouveau présente.

# Les coutumes : Monter au cimetière. Il s’agit à la fois de se recueillir sur la tombe de nos chers disparus ou des rabbins, mais aussi de se rappeler notre finitude. Nous pouvons abusivement considérer que le monde nous appartient et que nous sommes immortels. Cette visite au milieu de « ceux qui dorment dans la poussière » éveille en nous l’humilité. Notre seule grandeur est d’accomplir la volonté de l’Eternel, l’Être incréé, source unique de vie.

# Les kapparoth. Nous sacrifions des volailles selon le rituel mentionné dans les livres de Kippour. En général le chohethconnaît son travail. Le sens de cette cérémonie est double : visualiser la fragilité de la vie. Un animal était vivant et il n’est plus de ce monde, de même l’Ange de la mort viendra nous reprendre un jour. Mais il s’agit aussi de montrer de la solidarité communautaire, puisqu’il faut offrir ses volailles à des pauvres. La leçon est ainsi entendue : notre vie est fragile, alors faisons du bien autour de nous. En aucun cas, il ne faut prendre ces kapparoth pour des actes magiques qui effaceraient « miraculeusement » nos fautes. A défaut de volaille, on offrira de l’argent.

# L’immersion au Mikvé. Le bain rituel est une vieille tradition d’Israël. Le Grand prêtre pendant kippour allait se tremper cinq fois au mikvé. Le sens de ce bain rituel est lié à la régénérescence, à la résurrection de l’être. Dans l’eau, l’homme est en apnée, il est en danger de mort. En sortant de l’eau, il respire de nouveau. Par le mikvé, nous prenons conscience que l’Eternel insuffle un « souffle de vie dans nos narines ». La vie triomphe de la mort. Telle est la conclusion de Kippour, quand le prophète Ezéchiel rappelle que l’Eternel ne veut pas la mort du méchant mais qu’il vive.

# Aller se réconcilier avec ceux que nous aurions offensés, et pardonner à ceux qui nous demandent.


Pourquoi
roch ‘hodech (le nouveau mois) dure tantôt un seul jour tantôt deux jours entiers ?

REPONSE :

Le mois lunaire dure 29 jours 12 heures et 793/1080 minutes. Ce qui fait que le mois devrait commencer au milieu d’une journée. C’est pourquoi, les mois alternent entre 29 et 30 jours.


Peut-on célébrer une bar mitsva le 9 av ?

REPONSE :

La bar mitsva signifie que l’enfant devient un homme du point de vue religieux et qu’il est astreint à toutes les mitsvoth. Si l’enfant a atteint l’âge de 13 ans et un jour, le 9 av ou Kippour ou un autre jour de jeûne, alors il est astreint au jeûne, à mettre les tefillins, etc. comme n’importe quel adulte.
Dans le cas du 9 av, il mettra les tefillins l’après-midi, selon la coutume qui demande de les mettre à minha. Après l’office du soir et la fin du jeûne, le repas de reprise sera considéré comme séoudat mitsva. Mais pour respecter la coutume de ne pas manger de viande jusqu’au lendemain midi, la séouda comportera du poisson.
Et que le l’Eternel transforme nos jeûnes en jours de fête.

# Le matin des 8 jours de Hanoukka, doit-on réciter le Mizmor chir hanoukkat habayit lédavid ?

REPONSE :

Selon l’opinion du Ben ich haï, il ne faut pas changer l’ordre de la prière de l’année, ce qui veut dire qu’on ne rajoutera pas cette phrase.
Mais comme beaucoup d’anciens avaient l’habitude de rajouter cette mention, si cela doit entraîner des discussions interminables, il vaut mieux laisser dire, car nous sommes dans une partie de la prière où de toute façon les ajouts sont permis, ce qui n’est pas le cas entre baroukh chéamar et la amida.

# Pourquoi doit-on allumer la hanoukkia avant la havdala le samedi soir à la synagogue ?

REPONSE :

Je précise qu’en effet à la synagogue on allume la hanoukkia avant de réciter la havdala, alors qu’à la maison on commencera par la havdala.
La raison de ce distinguo est fondée sur le principe de la halakha : « tadir vechééno tadir, tadir kodem », « entre ce qui est fréquent et ce qui est moins fréquent, on commencera par le plus fréquent ».
Selon ce principe, nous devrions toujours commencer par la havdala qui est plus récurrente que la fête de hanoukka. Mais en ce qui concerne la synagogue, on ajoute un principe supplémentaire, celui de pirsoumey nissa, « la publicité faite au miracle. »
Quand il s’agit de proclamer le miracle de la survie du peuple juif, le principe halakhique de la préséance est mis de côté. Par contre, dans le cadre privé de la famille, la règle de la fréquence reprend ses droits.
Et que l’Eternel éclaire le monde de Sa lumière.

#Je veux me rendre dans une synagogue et je n’ai pas de Méguila, que faire ?

REPONSE :

Les personnes n’ayant aucune possibilité d’entendre la lecture suivant ces règles liront le Hallel, les psaumes 113 à 118 (sans la bénédiction) et le livre d’Esther dans un texte imprimé.

# Peut-on écouter la Méguila par la radio ?

REPONSE :

Non, on ne peut se rendre quitte ni par radio ni par téléphone, même dans une transmission en direct. Car c’est la voix huamine qui doit être entendue et non des ondes électriques.

# Lorsque le premier soir de Pessa’h tombe un samedi soir, peut-on manger du pain samedi midi et quand doit-on bruler le hamets?

REPONSE :

Lorsque le 14 nissan tombe un Chabbat, on fait la recherche du hametz (avec la bénédiction puis avec annulation) jeudi à la tombée de la nuit, et on brûle tout vendredi avant Chabbat (de préférence avant midi). De plus, on ne conservera (dans un endroit protégé) que du pain nécessaire pour deux repas (celui du vendredi soir et celui du samedi midi). Quant au troisième repas (séouda chlichith) on le consommera avant la dixième heure (en heures saisonnières) sur des fruits et de la matsa à l’orange ou au vin (les ashkénazes ne mangent pas cette matsa).

Le repas de samedi matin devant être pris avant la fin de la cinquième heure (en heures saisonnières) – puisqu’après il est interdit de consommer du hametz – l’heure de l’office sera avancée pour permettre aux fidèles de rentrer chez eux plus tôt).

A la fin du repas de midi, on rassemblera les miettes, et on les jettera dans la cuvette des toilettes, puis l’on procèdera à l’annulation du hametz comme les autres années.
Quant à la vaisselle, on la rangera avec la vaisselle hametz.

Pessah Kasher Vésaméah

# Quelle est l’origine du Tachlikh de Roch Hachana, et pourquoi quand le premier jour tombe un Chabbat le récite-t-on le second jour de la fête ?

REPONSE :

Cette cérémonie qui consiste à symboliquement jeter nos péchés dans une source vive, s’est développée à partir de la communauté kabbaliste de Safed au XVIe siècle. Elle prend appui sur les versets du prophète Michée (VII, 18 à 20) qui annonce : « Qui est comme Toi qui supporte l’iniquité et qui passe sur la faute pour le reste de son héritage ! Il ne maintient pas pour toujours Sa colère, car Il désire la charité. Il recommencera à exercer Sa miséricorde et Il écrasera nos iniquités ; et Tu jetteras dans la mer tous leurs péchés. »
N’oublions pas que quand les rabbins produisent du rite, ils suivent d’abord une pédagogie visuelle qui doit parler même aux enfants (le plateau de Pessa’h, l’initiation à la lecture, les règles de deuil, etc.), et cette vigilance se retrouve ici. En effet, nous aurions pu nous contenter de réciter le texte à la synagogue comme n’importe quelle prière, mais en nous déplaçant à l’extérieur, au bord d’une source vive, d’un étang, voire d’une citerne, l’image sera beaucoup plus éloquente, d’autant plus que certains ont l’habitude de secouer leur poche comme pour les vider leurs transgressions. A Roch Hachana, Israël noie, par l’effort du repentir, ses mauvaises actions pour la régénérescence de sa conscience morale. L’eau, à l’origine de la vie, devient ici le cercueil de la mort.

(Permettez-moi cette digression qui est liée malgré tout à notre sujet. Cette même communauté de Safed avait l’habitude de sortir sur les collines tous les vendredis soirs pour recevoir la reine Chabbat. Par la suite, les rabbins n’ont pas exigé que nous sortions tous les vendredis soirs de nos synagogues, mais la coutume veut que nous nous retournions vers la porte en récitant le dernier couplet du lékha dodi, le chant d’accueil de la reine Chabbat).
Quant à la cérémonie elle-même, elle consiste dans la récitation de textes tirés du Zohar (livre de la Splendeur, texte fondamental de la Kabbale) et des versets du prophète Michée, cités plus haut. Elle se termine par un kaddish et une très belle et émouvante bénédiction pour la communauté.

Pourquoi ne récitons-nous pas le Tachlikh le jour du Chabbat ? Tout simplement pour ne pas avoir à transporter les livres dans le domaine public, ce qui est interdit Chabbat et Kippour. Comme aucune personne ne connaît par cœur ce texte, les décisionnaires ont reporté sa récitation au dimanche, considérant que les deux jours de Roch Hachana étaient en fait un seul et même jour, « le jour le plus long. »
Et que le Tout Puissant noie nos péchés pour toujours, et qu’Il nous inscrive dans le livre de la vie et de la paix.

# Alors qu’en Israël on suit la règle biblique d’un seul jour de fête, la tradition rabbinique a ajouté un jour de fête supplémentaire en diaspora à cause d’un doute, pour permettre ainsi aux exilés de célébrer les fêtes en même temps que leurs frères de Jérusalem. Si c’est la seule raison, ce deuxième jour a-t-il encore une signification, alors qu’aujourd’hui nous avons des moyens de communication fiables et rapides ?

REPONSE :

Quelle aurait été la situation de notre calendrier si le téléphone ou le fax avaient existé à l’époque du Temple ? Si je commence par cette interrogation ce n’est point pour répondre par une question, mais pour souligner que la raison qui a justifié le redoublement du premier et du dernier jours de fête est un problème de communication. Pour saisir la réponse, revenons à la manière dont les solennités étaient fixées à l’époque du second Temple.
Lors de la naissance de la nouvelle lune, la Torah a exigé de chaque israélite qu’il se rendît à Jérusalem pour témoigner de cette apparition devant le grand tribunal (Sanhédrin). Comme le témoignage n’était enregistré qu’en présence de deux témoins, les personnes se déplaçaient par couple. Pour transmettre l’information jusqu’en Babylonie, des guetteurs étaient postés sur les hauteurs entre Jérusalem et la Diaspora. Après la proclamation officielle du nouveau mois (roch hodech), on allumait des feux sur cette chaîne de collines, ainsi très rapidement toute la communauté était avertie et pouvait se préparer pour les fêtes.
Le problème se compliqua quand des juifs qui ne croyaient pas dans l’autorité rabbinique et la tradition orale (les koutim) allumèrent des feux le lendemain de la proclamation officielle. Les juifs éloignés ne savaient plus si Pâques par exemple tombait tel jour ou le lendemain. On remplaça alors les brasiers par des émissaires à cheval, mais ceux-ci n’avaient pas le temps matériel de joindre les communautés d’exil. Le rabbinat fut contraint de doubler le second et le dernier jour pour la Diaspora, chacun étant nommé dans le Talmud sféka déyoma = jour douteux.
Aujourd’hui, grâce au calendrier permanent que nous possédons, nous savons que ce redoublement n’est plus nécessaire, cependant nous ne pouvons l’abolir, pourquoi ? Car il faudrait un tribunal rabbinique plus important en nombre et supérieur en sagesse pour annuler ce décret.
Je sais le type de réaction que cet argument suscite chez les fidèles qui se trouvent souvent gênés sur le plan professionnel, allant travailler avec mauvaise conscience. Mais il faut bien comprendre que l’autorité rabbinique est l’un des piliers de notre religion, la remettre en cause est comme dit le Talmud porter un jugement sur le tribunal de Moïse lui-même. Seul un nouveau Sanhédrin agissant au nom de tout Israël pourrait modifier cet état de fait.
Il est indéniable néanmoins qu’il existe aujourd’hui une urgence en matière de halakha dans beaucoup de domaines, et à notre foi dans les sages (émounath hakhamim) devrait répondre leur courage face aux nouvelles réalités sociologiques. Ce n’est bien sûr là qu’une simple mais sincère prière…

# Est-il vrai que les femmes ne doivent pas travailler le Nouveau Mois (Roch Hodech), et quelle est l’origine de cette règle ?

REPONSE :

Cette coutume est en effet mentionnée dans le Choulhan Aroukh. L’on peut avancer deux réponses à votre question.
Sur un plan psychologique et éthique, la correspondance entre le cycle menstruel de la femme et le cycle lunaire vient souligner que le renouvellement de l’être, la capacité de retrouver de nouvelles forces morales et spirituelles est toujours possible. La lune disparaît puis réapparaît, le sang de la vie s’écoule sans être fécondé, mais une nouvelle vie va germer. Ces données naturelles – que certains exégètes rattacheront à la dialectique “exil / délivrance”- sont offertes en réflexion à tous les hommes de bonne volonté afin de toujours s’améliorer. En demandant à la femme de ne pas réaliser de gros travaux pendant Roch Hodech, la Tradition veut rendre sensible la société d’Israël à cet optimisme de la foi, qui est lié à la féminité.
Sur le plan historique, le Midrash nous apprend que l’Eternel voulut faire du Nouveau Mois une solennité pour les douze tribus d’Israël, du même type que les fêtes de pèlerinage liées aux personnalités d’Abraham, Isaac et Jacob. Les enfants d’Israël ayant commis la faute du veau d’or, la sainteté de la Néoménie fut altérée. L’Eternel offrit aux femmes qui n’avaient pas participé à cette faute le Roch Hodech

# Est-ce qu’une armature en fer rend impropre la souccah ? De même, des roseaux liés par des fils de fer (comme ceux vendus dans les magasins spécialisés) peuvent-ils être utilisés pour couvrir le toit de lasouccah ou bien la présence du fer est-elle totalement proscrite ?

REPONSE :

La particularité d’une souccah est son toit (le mot souccah qui vient du verbe « couvrir »). Le Talmud nous donne des règles précises pour l’élaboration de cette « résidence provisoire» : entre autres le matériau du toit doit être végétal et ne pas recevoir l’impureté. Or le fer, le métal en général, est selon la halakha (la loi juive) susceptible de recevoir l’impureté. Si dans le judaïsme, l’impureté renvoie à la mort, celle-ci serait dans notre cas incompatible avec le message de la fête deSouccoth
Ceci étant posé, si l’armature est en métal, même l’armature qui servira à recevoir le toit, elle ne rend pas impropre (passoul) la souccah, car le support du toit n’est pas le toit lui-même. Le fidèle sera cependant scrupuleux au moment de manger dans la cabane de ne pas rester à la perpendiculaire de la barre métallique. Par contre, les roseaux liés avec du fil de fer posent problème pour la validité du toit. Aujourd’hui, il existe des roseaux liés avec du fil nylon, autant choisir alors le second produit.

# Pendant la fête de Souccoth, doit-on posséder son loulav personnel ou celui de la communauté suffit-il pour accomplir la mitsva ?

REPONSE :

La Torah demande d’agiter quatre espèces de végétaux durant la fête des cabanes. Les sages ont diagnostiqué ces espèces comme le saule, le myrte, la branche de palmier et le cédrat (l’étrog).
Le verset (Lévitique XXIII,40) enseigne : «et vous prendrez pour vous», ce «pour vous» est interprété par le Talmud non comme un «vous» collectif, mais comme un «vous» particulier, c’est-à-dire «dans la main de chacun d’entre vous». De là l’obligation pour chacun de posséder son propre bouquet de quatre espèces.
Reste à savoir si l’achat réalisé par la communauté peut s’inscrire dans cette logique. Nous pouvons répondre par l’affirmative à condition de respecter une règle d’intention (kavana). En effet, quand la communauté achète quelquesloulavim (plur. de loulav), elle les achète pour que chaque membre puisse accomplir sa mitsva. (On peut approcher cet achat de celui des talith qui servent pour ceux qui n’en ont pas pendant l’office), mais afin de rester fidèle à l’interprétation talmudique, chacun devra exprimer en son for intérieur son désir de l’acquérir personnellement, puis après bénédiction et agitation du bouquet de le donner (véritablement) au suivant. Ainsi, chacun pourra accomplir son devoir particulier au sein de la collectivité.
Et que l’Eternel nous aide à unir nos diversités dans la paix.

# Pourquoi maintenons-nous encore les deux jours de fête au début et à la fin, alors que dans la Torah il est fait mention d’un jour au début et un jour à la fin ? Pourrions-nous revenir aux prescriptions de la Torah ?

REPONSE :

Quelle aurait été la situation de notre calendrier si le téléphone ou le fax avaient existé à l’époque du Temple ? Si je commence par cette interrogation ce n’est point pour répondre par une question, mais pour souligner que la raison qui a justifié le redoublement du premier jour de fête et du dernier est un problème de communication. Pour saisir la réponse, revenons à la manière dont les solennités étaient fixées à l’époque du second Temple. Lors de la naissance de la nouvelle lune, la Torah a exigé de chaque israélite qu’il se rendît à Jérusalem pour témoigner de cette apparition devant le grand tribunal (Sanhédrin). Comme le témoignage n’était enregistré qu’en présence de deux témoins, les personnes se déplaçaient par couple. Pour transmettre l’information jusqu’en Babylonie, des guetteurs étaient postés sur les hauteurs entre Jérusalem et la Diaspora. Après la proclamation officielle du nouveau mois (Roch Hodech), on allumait des feux sur cette chaîne de collines, ainsi très rapidement toute la communauté était avertie et pouvait se préparer pour les fêtes. Le problème se compliqua quand des juifs qui ne croyaient pas dans l’autorité rabbinique et la tradition orale (les koutim) allumèrent des feux le lendemain de la proclamation officielle. Les juifs éloignés ne savaient plus si Pâque par exemple tombait tel jour ou le lendemain. On remplaça alors les brasiers par des émissaires à cheval, mais ceux-ci n’avaient pas le temps matériel de joindre les communautés d’exil. Le rabbinat fut contraint de doubler le second et le dernier jour pour la Diaspora chacun étant nommé dans le Talmud sféka déyoma = jour douteux. Aujourd’hui, grâce au calendrier permanent que nous possédons, nous savons que ce redoublement n’est plus nécessaire, cependant nous ne pouvons l’abolir, pourquoi ? Car il faudrait un tribunal rabbinique plus important en nombre et supérieur en sagesse pour annuler ce décret. Et il faut bien comprendre que l’autorité rabbinique est l’un des piliers de notre religion, la remettre en cause est, comme dit le Talmud porter un jugement sur le tribunal de Moïse lui-même, seul un nouveau Sanhédrin agissant au nom de tout Israël pourrait modifier cet état de fait.

# Kippour signifie-t-il « pardon » ou « grand pardon » ?

REPONSE :

La Torah utilise l’expression yom hakippourim « jour des expiations ». « Le grand pardon » n’est jamais mentionné dans la Torah, car il n’existe ni grand ni petit pardon, mais un pardon sincère et total. Nous avons là une déformation de traduction comme il en existe malheureusement souvent.

# Est-il vrai que Chavouoth n’est pas mentionné dans le Talmud et qu’aucun traité n’est consacré directement à cette fête ? Si mes sources sont exactes, pourriez-vous justifier cette occultation ?

REPONSE :

Ne connaissant pas vos sources ou vos informateurs il m’est difficile de répondre exactement à votre question. Je pense que l’on vous a dit que le Talmud ne parle pas de Chavouoth nominativement, mais qu’il utilise toujours le terme de «Atséreth
« fête de clôture » (verbe astor = terminer, clôturer) et « rassemblement » populaire, qui marque justement la fin d’une solennité. Ce que les sages du Talmud ont voulu mettre en évidence, c’est que la fête de Chavouoth est la « clôture » dePessa’h, comme Chémini Atséreth est la clôture de Souccoth. La fête de Pessa’hChavouothPessa’h et Chavouoth sont reliés par le décompte de l’Omer.

En ce qui concerne le deuxième aspect de votre question, en effet il n’existe pas un traité Chavouoth, comme il existe un traité Pessahim pour Pessah ou Souccah pour la fête des Cabanes. Chavouoth ne se distinguant pas par une mitsvaparticulière émanant de la Torah (comme la matsa à Pessah ou le loulav à Souccoth), l’essentiel des lois de ce grand jour est notamment contenu dans le traité Bétsa (l’œuf) qui aborde les questions du yom tov ou dans certains passages du traitéChabbat qui parlent de la Révélation du Sinaï.

comme jour de leur fidélité. qui rappelle justement la survie miraculeuse du peuple d’Israël durant les quarante années qui séparèrent la sortie d’Egypte de l’entrée dans le pays de Canaan ; et l’on ne mélange jamais la vie et la mort. » qui signifie à la fois représente la libération physique d’Israël, alors que le don de la Torah à constitue sa libération ultime, puisqu’en se soumettant à la volonté divine, Israël se libère de son Egypte intérieure, c’est-à-dire des valeurs véhiculées par notre propre nature (égocentrisme, jalousie, haine, mensonge, …) et qui sont la source de nos asservissements spirituels. Ainsi la Torah devient « l’élixir de vie » de notre existence. C’est la raison pour laquelle

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