Dinim/Lois

Dinim/Lois

 

DINIM/LOIS  

   1 – Chacun se lèvera tôt le vendredi matin pour préparer le Chabbat, et même si un homme possède de nombreux serviteurs, il préparera lui aussi le Chabbat, et ne devra pas dire « ce n’est pas mon honneur », car l’honneur d’un homme est d’honorer le Chabbat. (Maran 250, 1)2 – Quand on achète un aliment ou un vêtement pour le Chabbat, il est bon de dire « likvod Chabbat » en l’honneur du Chabbat. (Kaf hahaïm 2, Michna béroura 2)3 – On mangera peu vendredi après midi afin de manger avec appétit le vendredi soir. (Maran 249, 2)4 – Il est permis de commencer un travail avant Chabbat qui se poursuivra et se terminera de lui-même le Chabbat ( par ex. mettre en marche un système d’arrosage dans son jardin) (Maran 252, 1 et 5).5 – Il est bon d’avoir un habit du Chabbat, à défaut on prendra un habit propre et repassé. L’on mettra cet habit depuis vendredi soir et non à partir du samedi matin. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir des chaussures spécifiques, mais il serait bon de les cirer avant Chabbat (Maran 252, 2. Kaf hahaïm 31. Resp Yéhavé daat V, 23)6 – C’est une obligation de se laver le corps et les cheveux en l’honneur du Chabbat et de se couper les ongles. Selon les kabbalistes il est bon de se tremper au mikvé ou bain rituel. (Maran 260, 1. Rama. Ben ich Haï lekh lekha 15)7 – On dresse une belle nappe, on arrange les lits et l’on met en ordre toute la maison, afin de la trouver rangée en entrant de la synagogue après l’office du vendredi soir.
(Maran 262, 1)8 – Une personne dans les sept jours de deuil, se revêtira de ses habits du Chabbat, car le Chabbat suspend toutes les règles de deuil à caractère public. (Kaf hahaïm 27)  

     L’allumage d’une veilleuse dans le foyer pour le Chabbat est une obligation qui incombe à l’homme ou la femme mais qui traditionnellement revient à la maîtresse de maison. La coutume s’est répandue d’allumer deux bougies ou deux veilleuses en référence aux « souviens-toi » et « garde », exprimés à propos du Chabbat. (Rambam Chabbat V,1 et 3. Maran 263, 1)On s’efforcera d’allumer des veilleuses trempées dans l’huile d’olive, à défaut dans une autre huile. En absence d’huile, on allumera des bougies, à défaut on pourra prendre des lampes électriques. (Maran 264, 6 et 7. Kaf hahaïm 36. Resp. Yéhavé Daat V, 24).Les Séfarades récitent la bénédiction avant d’allumer les flammes, les Ashkénazes bénissent après, et chacun suivra sa coutume dans la paix. (Resp. Yabia Omer V, 21)Une femme aveugle peut allumer les bougies du Chabbat avec la bénédiction. (Ben ich Haï Noah 12)De même que l’on allume des bougies pour Chabbat, on en allumera pour les fêtes instituées par la Torah (yom tov) (Maran 263, 5)     1 – On récitera la prière du vendredi soir le plus tôt possible afin de profiter pleinement du Chabbat, et l’on peut commencer alors qu’il fait jour 1h1/4 avant la nuit en heure saisonnière (plag ha minha) et manger de suite après l’office. (Maran 267, 2)2 – On récite la première partie du Kiddouch à l’office du vendredi soir, qui correspondent aux premiers versets de Genèse II. (Maran 268,1)3 – Si quelqu’un a commencé à réciter la amida de la semaine au lieu de celle du Chabbath, il terminera la bénédiction qu’il a commencée, puis il reprendra celle du Chabbat. Cette règle est valable pour le vendredi soir ou la journée du samedi. Par contre pour le moussaf, il s’interrompra immédiatement. (Maran ibid. 2. KafHahaïm 9. Ben ich Haï Vayéra 8.)4 – Une personne qui aurait oublié de réciter minha du vendredi après-midi, récitera deux amidot (pluriel de amida) à l’office du vendredi soir. A posteriori, si le particulier a pensé s’acquitter par la bénédiction meïen chéva de l’officiant et que l’officiant lui-même ait pensé l’acquitter, alors, il sera quitte de son devoir religieux.(Resp. Yabia Omer VI, 19)

     1 – C’est un commandement positif de sanctifier (c’est-à-dire de distinguer) le jour du Chabbat par une proclamation comme il est dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ». Et selon nos maîtres cette proclamation doit se faire sur un verre de vin. (Rambam Chabbat 29,1. Maran 271,1)2 – Les femmes sont tenues de réciter le kiddouch et elles peuvent acquitter les hommes de ce devoir. (Maran 271, 2)3- Celui qui récite le kiddouch doit penser acquitter ceux qui l’écoutent et ceux qui écoutent doivent penser être acquittés par la bénédiction de l’officiant. (Michna béroura ibid. 5)4 – Avant de réciter le kiddouch, la table sera recouverte d’une nappe et dressée, et deux pains (en souvenir de la double ration de manne du désert) y seront posés et recouverts d’un napperon (souvenir de la rosée qui recouvrait la manne.) (Maran ibid. 9. Michna béroura.)5- Pour le kiddouch, on prendra un beau verre pouvant contenir 86 g de liquide, (à défaut un verre en plastique fera l’affaire) lavée et nettoyée pour la circonstance, puis on le remplira à ras bord (certains font un peu déborder en signe de bénédiction), on prendra le verre dans la main droite et on soulèvera la coupe à au moins une dizaine de centimètres de la table, puis l’officiant récitera le kiddouch debout avec la maisonnée. Après avoir bu une pleine bouche (env. 44 g), les participants pourront goûter un peu de ce vin. (Kol Sinaï.Resp. Igroth Moché III, 39)6 – Le kiddouch doit obligatoirement être récité à l’endroit où l’on mange, aussi le kiddouch récité par l’officiant dans certaines synagogues le vendredi soir n’est pas suffisant pour être acquitté de son devoir religieux. (Maran 273, 1 et 3)7 – On peut réciter le kiddouch pour des personnes qui ne savent pas le réciter, même si l’intention del’officiant n’est pas de manger sur place. (Kol Sinaï)8 – S’il n’y a pas de vin ou de jus de raisin kacher ou si on ne supporte pas le vin, on récitera le kiddouch sur le pain. On procédera ainsi : on se lavera les mains avec la bénédiction (nétilat yadaïm), on récitera le kiddouch, et au lieu de réciter la bénédiction sur le vin, on récitera celle du pain, puis on en mangera un morceau et on le distribuera aux convives. (Ben ich Haï Béréchith 28)
Du fait que l’on ne travaille pas, on a l’habitude de multiplier les cantiques durant l’office du Chabbat matin, mais on fera en sorte de terminer avant que le soleil ne soit au zénith (la sixième heure en heures saisonnières), car il est interdit de rester à jeun jusqu’à ce moment. (Rama 281, 1. Maran 288, 1 )

Après chaharit, on sort le sefer Torah et l’on fait monter 7 personnes minimum, mais l’on peut rajouter à ce nombre, à condition que cela ne soit pas une charge pour la communauté. (Maran 282, 1)On peut faire monter parmi les 7 appelés un enfant (avant 13 ans) qui a conscience qu’il prie l’Eternel, à plus forte raison qu’il peut lire la haftara. (Maran, ibid. 3. Resp Yéhavé daat IV, 23)Un particulier qui prie seul n’est pas obligé de lire la paracha dans un livre, mais il doit réciter le moussaf, car cette prière est une obligation de l’individu. (Maran 286,2)On peut faire le kiddouch avant le moussaf et manger des fruits ou quelques gâteaux, jusqu’à 56 grammes de farine. (Maran ibid. 3)Il est licite de prendre un thé ou un café sucré avant l’office, car l’obligation du kiddouch ne commence qu’après l’office de chaharith. (Resp. Yalkout yossef II, 12)

     A midi, la table sera dressée comme la veille et l’on récitera la bénédiction sur le vin ; c’est ce qu’on appelle le grand kiddouch. Et l’honneur offert au repas du jour sera supérieur à celui offert au repas du vendredi soir. (Maran 289, 1. Kaf haïm 3)Comme la veille, ce kiddouch devrait être récité à l’endroit ou l’on mange et l’on récitera la bénédiction sur deux pains. (Maran ibid.)On multipliera les plats et les petites collations en l’honneur du Chabbat, et aussi afin de pouvoir réciter les 100 bénédictions journalières obligatoires.
Le sommeil fait partie du délice du Chabbath. (Maran 290, 1 et Rama. Kaf hahaïm 7).On se consacrera davantage à l’étude de la Torah, car le Chabbat a été donné à Israël pour l’étude. (Maran ibid. Rama)

Avant la amida, on sort le sefer Torah et l’on appelle 3 personnes. On lira au minimum 10 versets de la paracha à venir. (Maran 292,1)Après la amida, on récitera le Tsikatékha qui contient trois proclamation de la justice divine, qui rappela vers Lui trois justes : Yossef, Moché et David. (Maran ibid. 2)Si Chabbat tombe un jour qui, s’il avait été de la semaine, aurait obligé à supprimer les supplications (tahanounim), alors on ne récitera pas le tsikatékha. (Ibid.)

     On sera vigilant d’accomplir le troisième repas du Chabbat (séouda chlichith), même en mangeant un peu de pain, ou à défaut quelques fruits. A priori, on fera le troisième repas après minha. (Maran 291,1 et 5. Kaf hahaïm 5, Michna béroura 2. Ben ich Haï Hayé Sara 14).On ne récite pas de kiddouch à la séouda chlichith, mais l’on récitera la bénédiction sur deux pains. ( Maran ibid. 4. Ben ich Haï Hayé Sara 11)Les femmes sont tenues d’accomplir les trois repas comme les hommes. (Maran ibid. 6)A priori, on commencera la séouda chlichith avant le coucher du soleil, au plus tard 13′ après son coucher. (Aroukh achoulkhan 299, 1. Michna béroura 1, Resp. Livian Hen)

On retarde l’office d’arvit du samedi soir, afin d’ajouter du profane à la sainteté de Chabbat. (Maran 273, 1)Dans la amida, on intercale le texte de la havdala et si l’on a oublié, on ne se reprendra pas, car l’essentiel est de réciter cette prière sur un verre de vin. Si on réalise un travail avant la havdala on dira : « baroukh hamavdil ben kodech léhol« , « Béni soit Celui qui sépare le saint du profane. » (Maran 274, 1. Michna béroura 3. Kaf hahaïm 6)La cérémonie de la havdala suit l’ordre suivant : vin, parfum, flammes, séparation. (Maran 296, 1)A défaut du vin on peut prendre une boisson locale (bière, boukha,…) (Maran ibid. 2)La havdala se récite assis. (Resp. Yéhavé Daat IV,26)Les femmes sont tenues de réciter la havdala, si elles ne savent pas réciter, le mari récitera pour la maisonnée. Dans ce cas, il vaut mieux penser ne pas être acquitté par la havdala faite à la synagogue (Resp. Yabia Omer IV, 23)

     On dressera la table pour le quatrième repas, afin d’accompagner la reine Chabbat, même si l’on ne doit manger que 28 g de pain (cazayit) (Maran 300,1)De la même que l’on honore le Chabbat à son entrée, on se doit de l’honorer à sa sortie. (Michna béroura 2)A priori, on mangera du pain au cours de ce repas, à défaut des gâteaux, voire des fruits. Cette obligation incombe aux hommes et aux femmes. (Ben ich Haï Vayetsé 27. Resp. Yéhavé Daat IV, 25)

     La parole du Chabbat sera différente de celle de la semaine, ainsi l’on ne parlera pas de ses affaires ou de ses projets professionnels – mais parler des affaires de la communautés est licite -. (Traité Chabbat 113a. Maran 307, 1. Michna béroura 2)Dans nos rencontres avec nos frères juifs, nous dirons Chabbat Chalom au lieu de bonjour ou bonsoir. (Kaf hahaïm 11)On ne lira pas de courrier à caractère professionnel ou des relevés bancaires, des plans de construction, des devis, etc. (Maran ibid. 13 et 14)
A priori, on ne se lavera pas tout le corps à l’eau chaude durant le Chabbat, même avec une eau chauffée avant Chabbat, mais l’on pourra se laver les membres (tête, bras, etc.). Mais si on a l’habitude d’une douche quotidienne, et que sans elle on ne se sente pas bien, on pourra prendre une douche avec une eau préchauffée avant Chabbat. (Maran 326, 1. Rama. Chmirat Chabbat XIV, 1. Resp. Igrot Moché IV, 75)Les Séfarades sont plus souples en ce qui concerne l’utilisation du savon, les Ashkénazes n’utilisent que le savon liquide. (Resp. Yabia Omer IV, 28)On peut utiliser une serviette pour s’essuyer les membres du corps en faisant attention de ne pas arracher de cheveux ou de poils. (Ben ich Haï Pékoudé 8)Il est licite de se brosser les dents le Chabbat, comme on a l’habitude en semaine, si on a l’habitude de saigner, on fera attention ou l’on prendra une brosse souple. (Resp. Yabia Omer iv, 30)On peut utiliser des serviettes en papier Chabbat, même si on risque de les déchirer.On n’étendra pas de linge à sécher, mais si à l’endroit où l’on pose d’habitude une serviette, elle sèche, c’est permis. (Maran 301, 45. Michna béroura 170)Il est interdit pour une femme pendant Chabbat de mettre des crèmes pour colorer le visage, de farder ses yeux ou de mettre du rouge aux lèvres. (Maran 303, 25)

Il lui est permis par contre de poser de la poudre de couleur sur son visage, car la poudre ne tient pas. (Resp. Yéhavé Daat IV,28).
Elle ne mettra pas de crème pour maintenir la beauté de la peau. (Chmirat Chabbat ibid. 60).

Il est interdit de mettre du manucure, même transparent, sur les ongles. (Chmirat Chabbat ibid. 57)Il est licite d’utiliser un parfum ou un déodorant sur la peau, mais non sur un vêtement. De même on peut utiliser des sprays pour parfumer l’appartement (Resp. Yabia Omer VI, 25 et 36)Il est permis de porter des lunettes qui s’assombrissent automatiquement avec la lumière solaire. (ibid. II, 47)
On peut laver la vaisselle à condition qu’elle resserve pour le Chabbat, c’est la raison pour laquelle on ne lave pas la vaisselle après souda chlichith, mais on attend la fin du Chabbat. (Maran 323, 6. Kaf hahaïm 42)Pour éviter que la vaisselle ne soit recouverte par les fourmis, les mouches, etc., on peut la tremper dans l’eau, on peut également procéder ainsi pour faciliter le lavage après Chabbat. (Chémirat Chabbat XII, 2 et 3)On n’utilisera pas d’éponge pendant le lavage, mais des crins synthétiques avec des fibres espacées (ibib.)

 

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